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Grenade. Vue générale 1/3
Photo : Mathieu Landry 2024, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Grenade. Vue générale 2/3
Photo : Mathieu Landry 2024, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Grenade. Vue générale 3/3
Photo : Mathieu Landry 2024, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
LOCALISATION
PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+
Provenance archéologique
CeEt-587 > Opération 3 > Sous-opération A > Lot 4 > Numéro de catalogue 338
Contexte(s) archéologique(s)
Cour
Domestique
Région administrative
Capitale-Nationale
MRC
Québec
Municipalité
Québec
Fonction du site
domestique
institutionnelle
ÉVALUATION D'INVENTAIRE+
La grenade a été sélectionnée pour la collection archéologique du Québec, car d'après le contexte de sa découverte, elle serait un témoin du siège de Québec par les Américains de 1775-1776. Il pourrait s'agir d'une grenade tirée par les troupes américaines, ou plus probablement par les défenseurs britanniques en direction des positions américaines. La grenade a aussi été choisie parce qu'elle fait partie de la collection de référence de projectiles d'artillerie de la Ville de Québec.
SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+
Synthèse historique
La grenade en fonte d'un calibre de 2,5 livres est moulée en châssis et en sable au XVIIIe siècle, probablement en Angleterre. Ce procédé nécessite de verser de la fonte liquide dans un châssis en bois rempli de sable compacté. Dans le centre du châssis se trouve une empreinte sphérique creuse remplie de fonte liquide avec un noyau permettant une forme creuse.
La grenade est un projectile explosif antipersonnel lancé à la main par un grenadier, un militaire spécialisé, lors d'affrontements armés. La grenade est une sphère creuse en fonte. Elle est remplie de poudre à canon peu avant l'affrontement, puis fermée au moyen d'un bouchon en bois. Tout juste avant le tir, le bouchon est remplacé par une fusée en bois de forme conique et traversée au centre par une mèche en corde. Le bout de la mèche est allumé, puis la grenade est lancée à la main. Le feu de la mèche enflamme la poudre à l'intérieur de la grenade, ce qui fait exploser cette dernière. Des poches de toiles remplies de grenades peuvent aussi être tirées avec un mortier.
D'après le contexte de sa découverte, cette grenade pourrait avoir été tirée lors des affrontements du siège américain de 1775-1776. Elle pourrait avoir été lancée par les assaillants américains, ou plus probablement par les défenseurs britanniques, et ce, probablement au moyen d'un mortier depuis les fortifications de la haute-ville. L'état intact de la grenade indique qu'elle n'a pas explosé, donc que le système de mise à feu du projectile n'a pas fonctionné comme prévu.
La grenade a été mise au jour en 1994 sur le site archéologique de l'îlot O'Connell, à Québec. Les terres de ce secteur sont accordées à Guillaume Couillard (v. 1591-1663) en 1627 par Samuel de Champlain, mort en 1635, et servent principalement de pâturage et de lieu agricole jusqu'au début du XIXe siècle. Le secteur se développe ensuite, devenant le faubourg Saint-Louis. Il accueille ouvriers et artisans anglophones et francophones, ainsi que des immigrants irlandais. Le marché Berthelot y est construit en 1835. Le faubourg est détruit lors de l'incendie de 1845, qui débute dans le quartier Saint-Jean-Baptiste; les bâtiments sont alors reconstruits en matériaux incombustibles, des rues sont élargies et certaines infrastructures sont implantées (aqueduc, égouts). À partir de 1877, avec la construction du nouvel hôtel du Parlement et l'ajout de pavillons gouvernementaux, le quartier se transforme pour former la cité parlementaire. Son développement subséquent cause le remplacement de plusieurs îlots d'habitation par des hôtels et des bureaux.
La grenade a été découverte dans une couche d'occupation située dans la cour arrière d'un bâtiment datant de la seconde moitié du XIXe siècle. La grenade a été restaurée en 1995 dans les laboratoires de l'Université Laval.
La grenade est un projectile explosif antipersonnel lancé à la main par un grenadier, un militaire spécialisé, lors d'affrontements armés. La grenade est une sphère creuse en fonte. Elle est remplie de poudre à canon peu avant l'affrontement, puis fermée au moyen d'un bouchon en bois. Tout juste avant le tir, le bouchon est remplacé par une fusée en bois de forme conique et traversée au centre par une mèche en corde. Le bout de la mèche est allumé, puis la grenade est lancée à la main. Le feu de la mèche enflamme la poudre à l'intérieur de la grenade, ce qui fait exploser cette dernière. Des poches de toiles remplies de grenades peuvent aussi être tirées avec un mortier.
D'après le contexte de sa découverte, cette grenade pourrait avoir été tirée lors des affrontements du siège américain de 1775-1776. Elle pourrait avoir été lancée par les assaillants américains, ou plus probablement par les défenseurs britanniques, et ce, probablement au moyen d'un mortier depuis les fortifications de la haute-ville. L'état intact de la grenade indique qu'elle n'a pas explosé, donc que le système de mise à feu du projectile n'a pas fonctionné comme prévu.
La grenade a été mise au jour en 1994 sur le site archéologique de l'îlot O'Connell, à Québec. Les terres de ce secteur sont accordées à Guillaume Couillard (v. 1591-1663) en 1627 par Samuel de Champlain, mort en 1635, et servent principalement de pâturage et de lieu agricole jusqu'au début du XIXe siècle. Le secteur se développe ensuite, devenant le faubourg Saint-Louis. Il accueille ouvriers et artisans anglophones et francophones, ainsi que des immigrants irlandais. Le marché Berthelot y est construit en 1835. Le faubourg est détruit lors de l'incendie de 1845, qui débute dans le quartier Saint-Jean-Baptiste; les bâtiments sont alors reconstruits en matériaux incombustibles, des rues sont élargies et certaines infrastructures sont implantées (aqueduc, égouts). À partir de 1877, avec la construction du nouvel hôtel du Parlement et l'ajout de pavillons gouvernementaux, le quartier se transforme pour former la cité parlementaire. Son développement subséquent cause le remplacement de plusieurs îlots d'habitation par des hôtels et des bureaux.
La grenade a été découverte dans une couche d'occupation située dans la cour arrière d'un bâtiment datant de la seconde moitié du XIXe siècle. La grenade a été restaurée en 1995 dans les laboratoires de l'Université Laval.
RÉFÉRENCES
L'ANGLAIS, Paul-Gaston. La collection de projectiles d’artillerie du site du patrimoine mondial de Québec : pour la défense et pour l’attaque. Document non publié, Ville de Québec, Aménagement et développement urbain, Division de l'architecture et du patrimoine, 2022. 233 p.
LALANDE, Dominique. Recherches archéologiques sur le site de l'îlot O'Connell à Québec, CeEt-587. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Ville de Québec, Centre de développement économique et urbain, Division design et patrimoine, 1996. 108 p.
VOIR LA FICHE DU RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC 236467
Grenade
IDENTIFICATION+
Numéro(s)
Numéro archéologique : CeEt-587-3A4-338
Fonctions / usages
La grenade est un projectile explosif antipersonnel lancé à la main par un grenadier, un militaire spécialisé. La grenade est une sphère creuse en fonte. Elle est remplie de poudre à canon peu avant l'affrontement, et est ensuite fermée au moyen d'un bouchon en bois. Celui-ci est remplacé par une fusée en bois dotée d'une mèche en corde juste avant le tir. Le bout de la mèche est allumé, puis la grenade est lancée à la main. La mèche enflamme la poudre à l'intérieur de la grenade, faisant exploser cette dernière. Des poches en toiles remplies de grenades pouvaient aussi être tirées avec un mortier.
Matériaux
Métal - métaux et alliages ferreux (Fonte)
Classification(s)
Outils et équipement de science et technologie > Armement : artillerie > Munition
Lieu(x) de production
Présumé : Europe > Royaume-Uni
Dimensions
Diamètre extérieur (Mesurée / intégral) : 8,1 cm
Diamètre intérieur, Trou (Mesurée / intégral) : 1,3 cm
Poids (Mesurée / intégral) : 1,1 kilog
Technique(s) de fabrication :
Présumé : Moulé
Préhistoire/Histoire
historique
Période
Le Régime britannique (1760 à 1867)
Dates
Contexte archéologique : après 1845
Découverte : 1994
Altérations
Déformation
(Séjour dans la terre)
: À différents endroits sur la surface de l'objet
Surface d'apparence rongée par endroits
Surface d'apparence rongée par endroits
DESCRIPTION+
Description
La grenade est un projectile lié à l'armement et à la guerre datant du XVIIIe siècle. Entier, l'objet en fonte d'un poids et d'un calibre de 2,5 livres consiste en une petite sphère creuse comportant un goulet de fusée à son sommet. Une ligne de moule longe le goulet de fusée, à l'opposé duquel se trouve une cavité ovale, soit un défaut de fabrication. La surface est irrégulière et abîmée par la corrosion par endroits. L'objet mesure 8,1 cm de diamètre et pèse 1,1 kg.
Type de fabrication
Semi-industriel
Intégrité
Objet entier (100% de l'objet)
Nombre de biens
1
Nombre de fragments
1
LIEU DE CONSERVATION+
NOM DE L'ORGANISME
Réserve archéologique de la Ville de Québec




