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Grenade. Vue générale 1/2
Photo : Jacques Beardsell 2025, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Grenade. Vue générale 2/2
Photo : Jacques Beardsell 2025, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+
Provenance archéologique
CeEt-30 > Opération 60 > Sous-opération C > Lot 2 > Numéro de catalogue 3
Contexte(s) archéologique(s)
Cour
Magasins du Roi
ÉVALUATION D'INVENTAIRE+
La grenade a été sélectionnée pour la collection archéologique du Québec, car d'après le contexte de sa découverte, elle serait un témoin du système défensif de la ville de Québec sous le Régime français (1534-1760). Elle est également un exemple de projectile français utilisé au XVIIIe siècle. Elle a aussi été choisie parce qu'elle fait partie de la collection de référence de projectiles d'artillerie de la Ville de Québec.
SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+
Synthèse historique
La grenade en fonte d'un calibre de 2 livres est moulée en châssis et en sable en France entre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle. Ce procédé nécessite de verser de la fonte liquide dans un châssis en bois rempli de sable compacté. Dans le centre du châssis se trouve une empreinte sphérique creuse remplie de fonte liquide avec un noyau permettant une forme creuse.
La grenade a été mise au jour en 2007 sur le site de l'îlot des Palais, à Québec. Le palais de l'intendant est aménagé à partir de la brasserie du premier intendant de la colonie, Jean Talon (1626-1694), qui était en poste de 1669 à 1675. À partir de 1687, le palais est agrandi vers l'est afin d'accueillir la salle du Conseil supérieur, des prisons et des cachots, et afin d'offrir un espace pour entreposer les marchandises du roi. Des latrines extérieures sont ajoutées sur les façades avant et arrière. La portion ancienne de l'édifice est réservée à l'intendant, à sa famille et à leurs domestiques, qui l'occupent des caves aux combles. Par la suite, une grande boulangerie est érigée perpendiculairement au palais, face à sa portion centrale. Le palais est détruit lors d'un incendie, en janvier 1713, lequel épargne cependant la boulangerie.
En 1716, un nouvel édifice est érigé sur les fondations, les caves et les anciens cachots du premier palais et sert d'entrepôts pour les marchandises du roi ainsi que de boulangerie. Les magasins du roi servent à entreposer les marchandises et les vivres destinés à l'armée, à la milice et aux postes et avant-postes de la colonie. Ces bâtiments sont détruits par un incendie en mai 1760, lors de la contre-attaque de l'armée française contre les troupes britanniques installées à Québec, lesquelles incendient accidentellement le quartier.
La grenade est un projectile explosif antipersonnel lancé à la main par un grenadier, un militaire spécialisé, lors d'affrontements armés. La grenade est une sphère creuse en fonte. Elle est remplie de poudre à canon peu avant l'affrontement, puis fermée au moyen d'un bouchon en bois. Tout juste avant le tir, le bouchon est remplacé par une fusée en bois de forme conique et traversée au centre par une mèche en corde. Le bout de la mèche est allumé, puis la grenade est lancée à la main. Le feu de la mèche enflamme la poudre à l'intérieur de la grenade, ce qui fait exploser cette dernière. Des poches de toiles remplies de grenades peuvent aussi avoir été être tirées avec un mortier. La grenade serait aurait été entreposée dans les magasins du Roy, dans le palais de l'intendant, à Québec, au tournant du XVIIIe siècle. Elle est à peine brisée, seul un fragment étant manquant près du goulet. Ceci suggère que la grenade n'a pas explosé. Les Magasins sont construits en 1716-1760.
La grenade a été mise au jour en 2007 sur le site de l'îlot des Palais, à Québec. Le palais de l'intendant est aménagé à partir de la brasserie du premier intendant de la colonie, Jean Talon (1626-1694), qui était en poste de 1669 à 1675. À partir de 1687, le palais est agrandi vers l'est afin d'accueillir la salle du Conseil supérieur, des prisons et des cachots, et afin d'offrir un espace pour entreposer les marchandises du roi. Des latrines extérieures sont ajoutées sur les façades avant et arrière. La portion ancienne de l'édifice est réservée à l'intendant, à sa famille et à leurs domestiques, qui l'occupent des caves aux combles. Par la suite, une grande boulangerie est érigée perpendiculairement au palais, face à sa portion centrale. Le palais est détruit lors d'un incendie, en janvier 1713, lequel épargne cependant la boulangerie.
En 1716, un nouvel édifice est érigé sur les fondations, les caves et les anciens cachots du premier palais et sert d'entrepôts pour les marchandises du roi ainsi que de boulangerie. Les magasins du roi servent à entreposer les marchandises et les vivres destinés à l'armée, à la milice et aux postes et avant-postes de la colonie. Ces bâtiments sont détruits par un incendie en mai 1760, lors de la contre-attaque de l'armée française contre les troupes britanniques installées à Québec, lesquelles incendient accidentellement le quartier.
La grenade est un projectile explosif antipersonnel lancé à la main par un grenadier, un militaire spécialisé, lors d'affrontements armés. La grenade est une sphère creuse en fonte. Elle est remplie de poudre à canon peu avant l'affrontement, puis fermée au moyen d'un bouchon en bois. Tout juste avant le tir, le bouchon est remplacé par une fusée en bois de forme conique et traversée au centre par une mèche en corde. Le bout de la mèche est allumé, puis la grenade est lancée à la main. Le feu de la mèche enflamme la poudre à l'intérieur de la grenade, ce qui fait exploser cette dernière. Des poches de toiles remplies de grenades peuvent aussi avoir été être tirées avec un mortier. La grenade serait aurait été entreposée dans les magasins du Roy, dans le palais de l'intendant, à Québec, au tournant du XVIIIe siècle. Elle est à peine brisée, seul un fragment étant manquant près du goulet. Ceci suggère que la grenade n'a pas explosé. Les Magasins sont construits en 1716-1760.
RÉFÉRENCES
L'ANGLAIS, Paul-Gaston. La collection de projectiles d’artillerie du site du patrimoine mondial de Québec : pour la défense et pour l’attaque. Document non publié, Ville de Québec, Aménagement et développement urbain, Division de l'architecture et du patrimoine, 2022. 233 p.
SIMONEAU, Daniel. Rapport des fouilles archéologiques réalisées à l'îlot des Palais par la Ville de Québec, saisons 2006 et 2007. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Ville de Québec/MCCCF, 2012. 483 p.
VOIR LA FICHE DU RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC 236456
Grenade
IDENTIFICATION+
Numéro(s)
Numéro archéologique : CeEt-30-60C2-3
Fonctions / usages
La grenade est un projectile explosif antipersonnel lancé à la main par un grenadier, un militaire spécialisé. La grenade est une sphère creuse en fonte. Elle est remplie de poudre à canon peu avant l'affrontement, et est ensuite fermée au moyen d'un bouchon en bois. Celui-ci est remplacé par une fusée en bois dotée d'une mèche en corde juste avant le tir. Le bout de la mèche est allumé, puis la grenade est lancée à la main. La mèche enflamme la poudre à l'intérieur de la grenade, faisant exploser cette dernière. Des poches en toiles remplies de grenades pouvaient aussi être tirées avec un mortier.
Matériaux
Métal - métaux et alliages ferreux (Fonte)
Classification(s)
Outils et équipement de science et technologie > Armement : artillerie > Munition
Lieu(x) de production
Présumé : Europe > France
Dimensions
Diamètre extérieur (Mesurée / intégral) : 8,5 cm
Poids (Mesurée / intégral) : 0,9 kilog
Technique(s) de fabrication :
Présumé : Moulé
Préhistoire/Histoire
historique
Période
Le Régime français (1534 à 1760)
Dates
Contexte archéologique : avant 1760
Découverte : 2007‑09‑24 - 2007‑11‑23
Altérations
Fragmentation
(Contact/proximité avec un corps en combustion)
: Corps de l'objet près du goulet de fusée
Un fragment de paroi de la grenade est manquant près du goulet de fusée
Un fragment de paroi de la grenade est manquant près du goulet de fusée
Corrosion active
(Séjour dans la terre)
: Tout l'objet
Tout l'objet est couvert de corrosion active
Tout l'objet est couvert de corrosion active
DESCRIPTION+
Description
La grenade est un projectile lié à l'armement et à la guerre datant d'entre la fin du XVIIe siècle et du début du XVIIIe siècle. Complet, l'objet en fonte d'un poids et d'un calibre de 2 livres consiste en une petite sphère creuse comportant un goulet de fusée, une ouverture circulaire, à son sommet. Près du goulet, un petit fragment de paroi est manquant et une ligne de moule est visible. Un enfoncement circulaire laissé par le jet de coulée se trouve près de cette dernière. La surface de l'objet est couverte par la rouille. L'objet mesure 8,5 cm de diamètre et pèse 0,9 kg.
Type de fabrication
Semi-industriel
Intégrité
Objet complet (75% et plus de l'objet)
Nombre de biens
1
Nombre de fragments
1
LIEU DE CONSERVATION+
NOM DE L'ORGANISME
Réserve archéologique de la Ville de Québec




