Laboratoire d'archéologie du Québec
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Bombe de mortier. Vue externeImage
Photo : Mathieu Landry 2024, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

Collections archéologiques de la Ville de Québec
Bombe de mortier. Vue interneImage
Photo : Mathieu Landry 2024, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

Collections archéologiques de la Ville de Québec
Bombe de mortier. Vue latéraleImage
Photo : Mathieu Landry 2024, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

Collections archéologiques de la Ville de Québec
Bombe de mortier. Détail de l'anneau 1/2Image
Photo : Mathieu Landry 2024, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

Collections archéologiques de la Ville de Québec
Bombe de mortier. Détail de l'anneau 2/2Image
Photo : Mathieu Landry 2024, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

Collections archéologiques de la Ville de Québec

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

CeEt-X

Contexte(s) archéologique(s)

Indéterminé

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

La bombe de mortier a été sélectionnée pour la collection archéologique du Québec, car son calibre de 13 pouces ainsi que le lieu de sa découverte indiquent que la bombe a vraisemblablement été tirée par les Britanniques lors du siège de Québec de 1759. Elle a aussi été choisie parce qu'elle fait partie de la collection de référence de projectiles d'artillerie de la Ville de Québec.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

La bombe de mortier en fonte et en fer forgé d'un calibre de 13 pouces est moulée en châssis et en sable au XVIIIe siècle, probablement en Angleterre. Ce procédé nécessite de verser de la fonte liquide dans un châssis en bois rempli de sable compacté. Dans le centre du châssis se trouve une empreinte sphérique creuse remplie de fonte liquide avec un noyau permettant une forme creuse. Les anneaux de suspension en fer forgés sont ajoutés dans des cavités situées de part et d'autre du goulet de fusée avant l'ajustement des deux parties du moule, puis celui-ci est ajusté et la fonte est coulée.

Les bombes de mortier sont des projectiles d'artillerie. Ces sphères creuses en fonte sont d'abord remplies de poudre à canon par le goulet, une ouverture circulaire située au sommet, puis fermée d'un bouchon en bois. Au moment du tir, le bouchon est remplacé par une fusée à mèche qui est allumée lors de l'expulsion du projectile par le mortier. Une fois la cible atteinte, le projectile explose grâce à la fusée. Les bombes de mortier sont tirées au-dessus des fortifications, notamment, afin d'exploser à l'intérieur des ouvrages et des villes fortifiés. Elles peuvent aussi incendier les bâtiments dont elles défoncent les toitures du fait de leur poids élevé. D'après le contexte de sa découverte et son calibre britannique de 13 pouces, cette bombe a vraisemblablement été tirée par des artilleurs anglais depuis une galiote à bombe naviguant sur le fleuve à l'embouchure de la rivière Saint-Charles lors du siège de Québec de 1759. Elle ne peut pas avoir été tirée par les artilleurs en batterie à Lévis, puisque le secteur de sa découverte en est trop éloigné. Une fois tirée, la bombe éclate comme prévu, expliquant son état fragmentaire.

La bombe de mortier a été mise au jour en 1998 au coin des rues Cook et Stanislas, en haute-ville de Québec, lors de surveillances archéologiques de travaux d'excavation effectués dans ce secteur.

RÉFÉRENCES

L'ANGLAIS, Paul-Gaston. La collection de projectiles d’artillerie du site du patrimoine mondial de Québec : pour la défense et pour l’attaque. Document non publié, Ville de Québec, Aménagement et développement urbain, Division de l'architecture et du patrimoine, 2022. 233 p.