- DÉCOUVREZ
-
INTERROGEZ
- BOUTEILLES À BOISSONS ALCOOLISÉES
- CÉRAMIQUES EURO-AMÉRICAINES
- PIPES EN PIERRE DE LA PÉRIODE HISTORIQUE
- POINTES DE PROJECTILES
- PIPES EN TERRE CUITE
- MONNAIES ET JETONS
- CÉRAMIQUES DU SYLVICOLE INFÉRIEUR ET MOYEN
- CÉRAMIQUES DU SYLVICOLE SUPÉRIEUR
- PERLES DE VERRE
- FAÏENCES
- FORT DE VILLE-MARIE
- PALAIS DE L'INTENDANT
- ÉPAVE DU ELIZABETH & MARY
- BAGUES DITES « JÉSUITES »
- LES BASQUES EN AMÉRIQUE DU NORD
- LE PALÉOINDIEN
- ARCHÉOLOGIE DE L'ENFANCE
- CARTIER-ROBERVAL
- SUR LES TRACES DE CHAMPLAIN
- MISSIONS
- FORTS MILITAIRES FRANÇAIS
- SITE DE LA POINTE-DU-BUISSON
- PRÉHISTOIRE À PLACE-ROYALE À QUÉBEC
- PÉRIODE PALEO-INUITE AU NUNAVIK
- PÉRIODE INUITE AU NUNAVIK
- PARLEMENT DE LA PROVINCE DU CANADA
- LES POSTES DE TRAITE
- L'ARCHAIQUE
- LE SYLVICOLE SUPÉRIEUR
- PEUPLES DE LA CÔTE-NORD
- BRASSERIES ET DISTILLERIES
- CORPS DE MÉTIER: ATELIER DU FORGERON
- CABINET DE L'APOTHICAIRE
- CORPS DE MÉTIER: TRAVAIL DU CUIR
- RELIGIEUSES HOSPITALIÈRES : LES AUGUSTINES DE QUÉBEC
- OUTILLAGE EN OS
- CONTENANTS DE CONDIMENTS
- CORPS DE MÉTIER: ATELIER DU POTIER ET DU PIPIER
- QUINCAILLERIE D'ARCHITECTURE
- LA CÉRAMIQUE DU XIXe SIÈCLE À HEDLEY LODGE
- LES CAMPS DE BUCHERONS
- LE POSTE DE LA REINE
- LE PREMIER MARCHÉ SAINTE-ANNE (1834-1844)
- LA TAILLE DE LA PIERRE
- SIÈGES DE LA VILLE DE QUÉBEC
- EN COULISSE
-
- À PROPOS >
- PLAN DU SITE

Boulet de canon. Vue générale 1/2
Photo : Mathieu Landry 2023, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Boulet de canon. Vue générale 2/2
Photo : Mathieu Landry 2023, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
LOCALISATION
PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+
Provenance archéologique
CeEt-123 > Opération 2 > Sous-opération X > Lot 164 > Numéro de catalogue 159
Contexte(s) archéologique(s)
Quai
Remblai
Région administrative
Capitale-Nationale
MRC
Québec
Municipalité
Québec
Fonction du site
domestique
technologique
commerciale
maritime
ÉVALUATION D'INVENTAIRE+
Le boulet de canon a été sélectionné pour la collection archéologique du Québec, car le lieu de sa découverte indique qu'il est un témoin du siège de Québec de 1759 ou du siège de 1775-1776. Le boulet a également été choisi parce qu'il fait partie de la collection de référence de projectiles d'artillerie de la Ville de Québec.
SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+
Synthèse historique
Le boulet de canon en fonte est moulé en châssis et en sable, probablement avant 1759 en Angleterre. Ce procédé nécessite de verser de la fonte liquide dans un châssis en bois rempli de sable compacté. Dans le centre du châssis se trouve une empreinte sphérique creuse, qui est remplie par la fonte.
Le boulet de canon de six livres est un projectile d'artillerie de forme sphérique qui doit être propulsé par un canon ou un mortier du même calibre. Ce calibre est utilisé par les armées françaises et britanniques aux XVIIIe et XIXe siècles. Cependant, la présence de la marque « Broad Arrow » du « Board of Ordnance » confirme son origine britannique. D'après le contexte de sa découverte, le boulet pourrait avoir été propulsé par une galiote à bombe britannique naviguant sur le fleuve devant l'embouchure de la rivière Saint-Charles lors du siège de Québec de 1759.
Le boulet de canon a été mis au jour en 1989 sur le site de la place de la gare (gare du Palais), à Québec. La proximité du fleuve et de l'estuaire de la rivière Saint-Charles est centrale à la compréhension des activités sur le site. Les premières occupations après l'arrivée des Euro-canadiens remontent à l'établissement des installations portuaires de l'intendant Talon liées à son entreprise de construction navale et à une brasserie, qui sera par la suite convertie en palais pour l'intendant de la Nouvelle-France. Par la suite, un ouvrage défensif est construit à proximité, la redoute Saint-Nicolas, laquelle est intégrée aux fortifications françaises de Québec. Bien que les plans anciens situent la redoute sous la place de la gare, aucune structure lui étant associée n'a été identifiée sur le site. Entre 1739 et 1749, le chantier naval du roi, constitué d'une digue en pierre, d'un quai à deux éperons et d'une cale munie d'une rampe de lancement des navires, est aménagé sur le site. Plus tard, le chantier naval est exploité par des constructeurs privés jusqu'en 1775. Le secteur voit durant cette période l'arrivée d'une communauté d'artisans dont certains viennent pour y travailler. Une cour à bateau et une cour à bois sont probablement construites et en activité vers 1775. Dès 1816, avec l'ouverture de la rue Saint-Paul et le remblaiement des berges naturelles vers l'intérieur de la rivière Saint-Charles, l'ancien chantier est définitivement abandonné. En 1833, les halles du premier marché Saint-Paul sont ouvertes sur les lieux. En 1843, elles sont détruites lors d'un incendie et reconstruites en bois. Elles brûlent de nouveau en 1845 et sont de nouveau reconstruites en 1847. Des latrines publiques sont aussi aménagées au bout du quai des halles et sont en utilisation de 1840 à 1875 environ. Une fontaine publique y est construite en 1854. En 1975, des installations associées au débarcadère des passagers du chemin de fer et à un entrepôt de la Quebec North Shore Railways sont construites sur le site.
Le boulet a été découvert dans un niveau décrit comme étant une couche d'argile marine extrêmement compacte. Cette argile était probablement utilisée afin de préserver le bois du quai qui se trouvait à cet endroit. Une autre hypothèse est que cette argile ait servi à prévenir l'érosion des remblais. Dans tous les cas, ce boulet provient d'un niveau associé à la construction ou à la réfection d'un quai du chantier naval. Or, il s'agit d'un boulet britannique, indiquant qu'il a été tiré sur le chantier naval lors du siège de 1759 afin d'endommager les installations. Le boulet a été restauré en 1990 dans les installations de l'Université Laval.
Le boulet de canon de six livres est un projectile d'artillerie de forme sphérique qui doit être propulsé par un canon ou un mortier du même calibre. Ce calibre est utilisé par les armées françaises et britanniques aux XVIIIe et XIXe siècles. Cependant, la présence de la marque « Broad Arrow » du « Board of Ordnance » confirme son origine britannique. D'après le contexte de sa découverte, le boulet pourrait avoir été propulsé par une galiote à bombe britannique naviguant sur le fleuve devant l'embouchure de la rivière Saint-Charles lors du siège de Québec de 1759.
Le boulet de canon a été mis au jour en 1989 sur le site de la place de la gare (gare du Palais), à Québec. La proximité du fleuve et de l'estuaire de la rivière Saint-Charles est centrale à la compréhension des activités sur le site. Les premières occupations après l'arrivée des Euro-canadiens remontent à l'établissement des installations portuaires de l'intendant Talon liées à son entreprise de construction navale et à une brasserie, qui sera par la suite convertie en palais pour l'intendant de la Nouvelle-France. Par la suite, un ouvrage défensif est construit à proximité, la redoute Saint-Nicolas, laquelle est intégrée aux fortifications françaises de Québec. Bien que les plans anciens situent la redoute sous la place de la gare, aucune structure lui étant associée n'a été identifiée sur le site. Entre 1739 et 1749, le chantier naval du roi, constitué d'une digue en pierre, d'un quai à deux éperons et d'une cale munie d'une rampe de lancement des navires, est aménagé sur le site. Plus tard, le chantier naval est exploité par des constructeurs privés jusqu'en 1775. Le secteur voit durant cette période l'arrivée d'une communauté d'artisans dont certains viennent pour y travailler. Une cour à bateau et une cour à bois sont probablement construites et en activité vers 1775. Dès 1816, avec l'ouverture de la rue Saint-Paul et le remblaiement des berges naturelles vers l'intérieur de la rivière Saint-Charles, l'ancien chantier est définitivement abandonné. En 1833, les halles du premier marché Saint-Paul sont ouvertes sur les lieux. En 1843, elles sont détruites lors d'un incendie et reconstruites en bois. Elles brûlent de nouveau en 1845 et sont de nouveau reconstruites en 1847. Des latrines publiques sont aussi aménagées au bout du quai des halles et sont en utilisation de 1840 à 1875 environ. Une fontaine publique y est construite en 1854. En 1975, des installations associées au débarcadère des passagers du chemin de fer et à un entrepôt de la Quebec North Shore Railways sont construites sur le site.
Le boulet a été découvert dans un niveau décrit comme étant une couche d'argile marine extrêmement compacte. Cette argile était probablement utilisée afin de préserver le bois du quai qui se trouvait à cet endroit. Une autre hypothèse est que cette argile ait servi à prévenir l'érosion des remblais. Dans tous les cas, ce boulet provient d'un niveau associé à la construction ou à la réfection d'un quai du chantier naval. Or, il s'agit d'un boulet britannique, indiquant qu'il a été tiré sur le chantier naval lors du siège de 1759 afin d'endommager les installations. Le boulet a été restauré en 1990 dans les installations de l'Université Laval.
RÉFÉRENCES
L'ANGLAIS, Paul-Gaston. La collection de projectiles d’artillerie du site du patrimoine mondial de Québec : pour la défense et pour l’attaque. Document non publié, Ville de Québec, Aménagement et développement urbain, Division de l'architecture et du patrimoine, 2022. 233 p.
LA ROCHE, Daniel. La place René-Lévesque, Québec. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Ville de Québec, Service de l'urbanisme, Division du Vieux-Québec et du patrimoine, 1991. 137 p.
VOIR LA FICHE DU RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC 236384
Boulet de canon
IDENTIFICATION+
Numéro(s)
Numéro archéologique : CeEt-123-2X164-159
Fonctions / usages
Le boulet de canon de six livres est un projectile d'artillerie de forme sphérique qui doit être propulsé par un canon ou un mortier du même calibre. Ce calibre est utilisé autant par l'armée française que l'armée britannique aux XVIIIe et XIXe siècles. Cependant, ce boulet porte la marque « Broad Arrow », confirmant son origine britannique.
Matériaux
Métal - métaux et alliages ferreux (Fonte)
Classification(s)
Outils et équipement de science et technologie > Armement : artillerie > Munition
Lieu(x) de production
Europe > Royaume-Uni
Dimensions
Diamètre extérieur (Mesurée / intégral) : 8,7 cm
Poids (Mesurée / intégral) : 2,7 kilog
Technique(s) de fabrication :
Présumé : Moulé
Marque/signe :
Broad Arrow
Préhistoire/Histoire
historique
Période
Le Régime britannique (1760 à 1867)
Le Régime français (1534 à 1760)
Dates
Contexte archéologique : après 1759 - avant 1822
Découverte : après 1989‑09 - avant 1989‑11
DESCRIPTION+
Description
Le boulet de canon est un projectile d'artillerie datant de la première moitié du XVIIIe siècle. D'un calibre de six livres, le boulet entier en fonte est de forme sphérique. Une ligne de moule est visible à son équateur, et une dépression circulaire correspondant à la trace du jet de coulée se trouve à l'un des pôles. La marque « Broad Arrow », composée d'une tige surmontée d'une tête en « V » inversé, est moulée en creux. Le boulet a un diamètre de 8,7 cm et pèse 2,7 kg.
Type de fabrication
Semi-industriel
Intégrité
Objet entier (100% de l'objet)
Nombre de biens
1
Nombre de fragments
1
LIEU DE CONSERVATION+
NOM DE L'ORGANISME
Réserve archéologique de la Ville de Québec




