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Boulet de canon. Vue générale 1/3
Photo : Mathieu Landry 2023, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Boulet de canon. Vue générale 2/3
Photo : Mathieu Landry 2023, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Boulet de canon. Vue générale 3/3
Photo : Mathieu Landry 2023, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
LOCALISATION
PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+
Provenance archéologique
CeEt-110 > Opération 9 > Sous-opération A > Lot 6 > Numéro de catalogue 2
Contexte(s) archéologique(s)
Batterie
Remblai
Région administrative
Capitale-Nationale
MRC
Québec
Municipalité
Québec
Fonction du site
militaire
domestique
maritime
entreposage
ÉVALUATION D'INVENTAIRE+
Le boulet de calibre 16 a été sélectionné pour la collection archéologique de référence du Québec, car il est représentatif d'un calibre utilisé par l'armée française aux XVIIe et XVIIIe siècles. Découvert dans un remblai accolé à la batterie Dauphine, le boulet est aussi un témoin des types de pièces d'artillerie et de leurs munitions affectées à la défense de Québec sous le Régime français au XVIIIe siècle. Il a également été choisi parce que ce boulet fait partie de la collection de référence de projectiles d'artillerie de la Ville de Québec.
SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+
Synthèse historique
Le boulet de canon en fonte est fabriqué au XVIIIe siècle, probablement en France. Le boulet sphérique d'un calibre de seize livres est fabriqué dans un moule en coquille. Ce procédé est réalisé au moyen de deux coquilles semblables en fonte qui présentent chacune l'empreinte en négatif d'une demi-sphère. Une fois les coquilles réunies l'une à l'autre, de la fonte liquide est coulée par une ouverture pratiquée à leur sommet. Ce procédé permet de couler simultanément quelques boulets de petit calibre ou un seul de gros calibre. Des bulles d'air sont visibles en surface. Ces défauts seraient attribuables à un problème lié au moule ou survenu lors de la coulée de la fonte.
Le boulet de seize livres est un projectile d'artillerie devant être propulsé dans un canon du même calibre. Il s'agit d'un calibre de boulet utilisé dès 1670 par l'armée française. D'après le contexte de sa découverte, ce boulet aurait été utilisé à la première batterie Dauphine de la ville de Québec au XVIIIe siècle.
Le boulet a été mis au jour en 1992 sur le site archéologique de l'îlot Hunt, dans l'arrondissement historique de Place-Royale, à Québec. L'îlot Hunt est composé de deux concessions octroyées en 1687. La batterie Dauphine, un quai fortifié érigé sur celui du riche marchand Aubert de La Chesnaye, y est construite entre 1707 et 1709, le long du fleuve. En 1725, Jean Maillou (1668-1753) fait bâtir une maison le long de la rue Saint-Pierre, qui sera endommagée par les bombardements de 1759. Par la suite, peu avant 1752, une seconde batterie est construite le long de la rive. Ces deux batteries combinées uniformisent l'apparence du port et renforcent clairement le caractère défensif de ces ouvrages riverains. La batterie était en usage lors du siège de 1759 et a ensuite été démolie quelques années après la guerre.
Un grand entrepôt de pierre s'ajoute à l'îlot en 1822 ainsi qu'un grand quai de bois, qui prend le nom de « quai Hunt » après 1825, alors qu'il devient la propriété de Thomas Hunt. En 1880, l'îlot compte plusieurs entrepôts et bureaux commerciaux, puis il est progressivement délaissé vers la fin du XIXe ou au début du XXe siècle. Un secteur de l'îlot Hunt devient un stationnement vers 1960. L'auberge Saint-Antoine y est construite en 1990 par la famille Price et met en valeur la collection archéologique retrouvée sur les lieux. Un des stationnements devient la place des Canotiers en 2017 et l'autre, où ont eu lieu les fouilles, appartient à l'Auberge Saint-Antoine.
Le boulet a été retrouvé dans un remblai situé derrière la première batterie Dauphine, probablement construite entre 1707 et 1710. Le boulet a été restauré après sa découverte.
Le boulet de seize livres est un projectile d'artillerie devant être propulsé dans un canon du même calibre. Il s'agit d'un calibre de boulet utilisé dès 1670 par l'armée française. D'après le contexte de sa découverte, ce boulet aurait été utilisé à la première batterie Dauphine de la ville de Québec au XVIIIe siècle.
Le boulet a été mis au jour en 1992 sur le site archéologique de l'îlot Hunt, dans l'arrondissement historique de Place-Royale, à Québec. L'îlot Hunt est composé de deux concessions octroyées en 1687. La batterie Dauphine, un quai fortifié érigé sur celui du riche marchand Aubert de La Chesnaye, y est construite entre 1707 et 1709, le long du fleuve. En 1725, Jean Maillou (1668-1753) fait bâtir une maison le long de la rue Saint-Pierre, qui sera endommagée par les bombardements de 1759. Par la suite, peu avant 1752, une seconde batterie est construite le long de la rive. Ces deux batteries combinées uniformisent l'apparence du port et renforcent clairement le caractère défensif de ces ouvrages riverains. La batterie était en usage lors du siège de 1759 et a ensuite été démolie quelques années après la guerre.
Un grand entrepôt de pierre s'ajoute à l'îlot en 1822 ainsi qu'un grand quai de bois, qui prend le nom de « quai Hunt » après 1825, alors qu'il devient la propriété de Thomas Hunt. En 1880, l'îlot compte plusieurs entrepôts et bureaux commerciaux, puis il est progressivement délaissé vers la fin du XIXe ou au début du XXe siècle. Un secteur de l'îlot Hunt devient un stationnement vers 1960. L'auberge Saint-Antoine y est construite en 1990 par la famille Price et met en valeur la collection archéologique retrouvée sur les lieux. Un des stationnements devient la place des Canotiers en 2017 et l'autre, où ont eu lieu les fouilles, appartient à l'Auberge Saint-Antoine.
Le boulet a été retrouvé dans un remblai situé derrière la première batterie Dauphine, probablement construite entre 1707 et 1710. Le boulet a été restauré après sa découverte.
RÉFÉRENCES
L'ANGLAIS, Paul-Gaston. La collection de projectiles d’artillerie du site du patrimoine mondial de Québec : pour la défense et pour l’attaque. Document non publié, Ville de Québec, Aménagement et développement urbain, Division de l'architecture et du patrimoine, 2022. 233 p.
MOUSSETTE, Marcel, dir., Catherine FORTIN et Paul-Gaston L'ANGLAIS. Le Site de l’îlot Hunt. Rapport de la deuxième campagne de fouilles (1992). Cahiers d'archéologie du CÉLAT, 2. Québec, CÉLAT, 1998. 189 p.
VOIR LA FICHE DU RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC 236371
Boulet de canon
IDENTIFICATION+
Numéro(s)
Numéro archéologique : CeEt-110-9A6-2
Autres numéros
Numéro précédent : CeEt-110-9A6-a
Fonctions / usages
Le boulet de canon est un projectile d'artillerie de forme sphérique qui doit être propulsé par un canon. Ce boulet de seize livres est utilisé par une pièce d'artillerie française du même calibre.
Matériaux
Métal - métaux et alliages ferreux (Fonte)
Classification(s)
Outils et équipement de science et technologie > Armement : artillerie > Munition
Lieu(x) de production
Présumé : Europe > France
Dimensions
Diamètre extérieur (Mesurée / intégral) : 12,2 cm
Poids (Mesurée / intégral) : 7,4 kilog
Technique(s) de fabrication :
Présumé : Moulé
Présumé : Moulé en coquilles
Période
Le Régime français (1534 à 1760)
Dates
Contexte archéologique : après 1707 - avant 1800
Découverte : 1992
DESCRIPTION+
Description
Le boulet de canon est un projectile d'artillerie datant du XVIIIe siècle. De forme sphérique, l'objet entier en fonte est de calibre 16. Le boulet présente une légère bavure ou ligne de moule verticale. L'un des pôles est marqué d'une petite surface plane et des bulles d'air sont visibles en surface. L'artéfact, de calibre 16, mesure 12,2 cm de diamètre et pèse 16,28 lb, ou 7,4 kg.
Type de fabrication
Semi-industriel
Intégrité
Objet entier (100% de l'objet)
Nombre de biens
1
Nombre de fragments
1
LIEU DE CONSERVATION+
NOM DE L'ORGANISME
Réserve archéologique de la Ville de Québec




