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Boulet de canon. Vue générale 1/3
Photo : Mathieu Landry 2023, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Boulet de canon. Vue générale 2/3
Photo : Mathieu Landry 2023, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Boulet de canon. Vue générale 3/3
Photo : Mathieu Landry 2023, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Collections archéologiques de la Ville de Québec
Collections archéologiques de la Ville de Québec
LOCALISATION
PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+
Provenance archéologique
CeEt-46 > Opération 5 > Sous-opération E > Lot 15 > Numéro de catalogue 769
Contexte(s) archéologique(s)
Dépression
Remblai
Région administrative
Capitale-Nationale
MRC
Québec
Municipalité
Québec
Fonction du site
domestique
ÉVALUATION D'INVENTAIRE+
Le boulet de canon a été sélectionné pour la collection archéologique de référence du Québec, car il est représentatif des pièces d'artillerie affectées à la défense de Québec sous le Régime français (1534-1760). Il a également été choisi parce qu'il fait partie de la collection de référence de projectiles d'artillerie de la Ville de Québec.
SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+
Synthèse historique
Le boulet de canon en fonte est fabriqué au XVIIIe siècle, probablement en France. Le boulet sphérique est fabriqué par moulage en coquilles. Ce procédé est réalisé au moyen de deux coquilles semblables qui présentent chacune l'empreinte en négatif d'une demi-sphère. Une fois les coquilles réunies l'une à l'autre, de la fonte liquide est coulée par une ouverture pratiquée à leur sommet. Ce procédé permet de couler simultanément quelques boulets de petit calibre ou un seul de gros calibre.
Le boulet de huit livres est un projectile d'artillerie de calibre français devant être propulsé par un canon. Ce boulet, probablement importé à Québec au XVIIIe siècle, sert à alimenter les canons de la batterie du Clergé ainsi que de la batterie Royale. Toutefois, ces deux batteries ne comptent plus de canons de calibre 8 en 1759; elles en ont été armées au cours du XVIIIe siècle, mais avant le siège de 1759.
Le boulet de canon a été mis au jour en 1992 sur le site archéologique de la maison Aubert-de-la-Chesnaye située dans l'arrondissement historique de Place-Royale, à Québec. En 1659, Charles-Aubert de La Chesnaye (1632-1702), riche marchand de fourrures, acquiert un emplacement sur le bord du fleuve et y érige l'année suivante un hôtel particulier de deux étages faisant face à la rue Sault-au-Matelot. Deux pavillons latéraux s'ajoutent au bâtiment principal dans les années 1670. Ce dernier est loué vers 1719, puis est séparé en deux par un mur mitoyen en 1730. La moitié nord est vendue au marchand François Perreault (v. 1694-1745), qui lègue la demeure à ses fils. Ceux-ci se partagent le bâtiment central et la moitié nord. Endommagée par les bombardements de 1759, la demeure est en partie reconstruite. Différents commerçants occupent et possèdent la propriété par la suite. La façade donnant sur la côte de la Montagne est reconstruite en 1830 lors de travaux d'élargissement. La partie sud, quant à elle, est remplacée par un immeuble de trois étages. En 1855, le marchand James Dean construit un édifice commercial sur la moitié nord de la propriété. Le commerce de quincaillerie situé dans l'aile nord de la maison achète l'édifice de Dean en 1919, occupant l'entièreté des lieux jusqu'en 1984.
Le boulet de canon a été trouvé dans un niveau interprété comme étant une fosse ayant servi au brassage de mortier lors de la construction du bâtiment par le négociant James Dean entre 1850 et 1855. Cette fosse aurait été creusée dans des niveaux de remblais associés à la construction de l'aile nord de la maison Aubert-de-la-Chesnaye vers 1670.
Le boulet est restauré en 1993 dans les locaux de l'Université Laval, et à nouveau quelques années plus tard au Centre de conservation du Québec (CCQ) afin de traiter une reprise de corrosion. Le boulet fait aujourd'hui partie de l'exposition située dans le bar Artefact à l'auberge Saint-Antoine, à Québec.
Le boulet de huit livres est un projectile d'artillerie de calibre français devant être propulsé par un canon. Ce boulet, probablement importé à Québec au XVIIIe siècle, sert à alimenter les canons de la batterie du Clergé ainsi que de la batterie Royale. Toutefois, ces deux batteries ne comptent plus de canons de calibre 8 en 1759; elles en ont été armées au cours du XVIIIe siècle, mais avant le siège de 1759.
Le boulet de canon a été mis au jour en 1992 sur le site archéologique de la maison Aubert-de-la-Chesnaye située dans l'arrondissement historique de Place-Royale, à Québec. En 1659, Charles-Aubert de La Chesnaye (1632-1702), riche marchand de fourrures, acquiert un emplacement sur le bord du fleuve et y érige l'année suivante un hôtel particulier de deux étages faisant face à la rue Sault-au-Matelot. Deux pavillons latéraux s'ajoutent au bâtiment principal dans les années 1670. Ce dernier est loué vers 1719, puis est séparé en deux par un mur mitoyen en 1730. La moitié nord est vendue au marchand François Perreault (v. 1694-1745), qui lègue la demeure à ses fils. Ceux-ci se partagent le bâtiment central et la moitié nord. Endommagée par les bombardements de 1759, la demeure est en partie reconstruite. Différents commerçants occupent et possèdent la propriété par la suite. La façade donnant sur la côte de la Montagne est reconstruite en 1830 lors de travaux d'élargissement. La partie sud, quant à elle, est remplacée par un immeuble de trois étages. En 1855, le marchand James Dean construit un édifice commercial sur la moitié nord de la propriété. Le commerce de quincaillerie situé dans l'aile nord de la maison achète l'édifice de Dean en 1919, occupant l'entièreté des lieux jusqu'en 1984.
Le boulet de canon a été trouvé dans un niveau interprété comme étant une fosse ayant servi au brassage de mortier lors de la construction du bâtiment par le négociant James Dean entre 1850 et 1855. Cette fosse aurait été creusée dans des niveaux de remblais associés à la construction de l'aile nord de la maison Aubert-de-la-Chesnaye vers 1670.
Le boulet est restauré en 1993 dans les locaux de l'Université Laval, et à nouveau quelques années plus tard au Centre de conservation du Québec (CCQ) afin de traiter une reprise de corrosion. Le boulet fait aujourd'hui partie de l'exposition située dans le bar Artefact à l'auberge Saint-Antoine, à Québec.
RÉFÉRENCES
L'ANGLAIS, Paul-Gaston. La collection de projectiles d’artillerie du site du patrimoine mondial de Québec : pour la défense et pour l’attaque. Document non publié, Ville de Québec, Aménagement et développement urbain, Division de l'architecture et du patrimoine, 2022. 233 p.
MOSS, William, dir., Céline CLOUTIER, Catherine FORTIN, Ostéothèque de Montréal et Serge ROULEAU. L'archéologie de la maison Aubert-de-La-Chesnaye à Québec (CeEt-46). Cahiers d'archéologie du CÉLAT, 3. Sainte-Foy, CÉLAT, 1998. 458 p.
VOIR LA FICHE DU RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC 236364
Boulet de canon
IDENTIFICATION+
Numéro(s)
Numéro archéologique : CeEt-46-5E15-769
Fonctions / usages
Le boulet de canon de huit livres est un projectile d'artillerie de forme sphérique qui doit être propulsé par un canon du même calibre.
Matériaux
Métal - métaux et alliages ferreux (Fonte)
Classification(s)
Outils et équipement de science et technologie > Armement : artillerie > Munition
Lieu(x) de production
Présumé : Europe > France
Dimensions
Diamètre extérieur (Mesurée / intégral) : 9,8 cm
Poids (Mesurée / intégral) : 4 kilog
Technique(s) de fabrication :
Présumé : Moulé
Présumé : Moulé en coquilles
Préhistoire/Histoire
historique
Période
Le Régime français (1534 à 1760)
Dates
Importation : avant 1760
Découverte : 1992‑04‑22
DESCRIPTION+
Description
Le boulet de canon est un projectile d'artillerie datant du XVIIIe siècle. L'objet entier en fonte présente une bavure ou une ligne de moule verticale reliant ses pôles. Deux bulles d'air se trouvent près de cette bavure et semblent être associées à la trace laissée par le jet de coulée. Le boulet, d'un calibre de huit livres, a un diamètre de 9,8 cm et pèse 8,8 lb, c'est-à-dire 4,0 kg.
Type de fabrication
Semi-industriel
Intégrité
Objet entier (100% de l'objet)
Nombre de biens
1
Nombre de fragments
1
LIEU DE CONSERVATION+
NOM DE L'ORGANISME
Réserve archéologique de la Ville de Québec




