Laboratoire d'archéologie du Québec
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Flacon à médicament. Vue généraleImage
Photo : Mathieu Landry 2022, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Flacon à médicament. Face AImage
Photo : Mathieu Landry 2022, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Flacon à médicament. Face BImage
Photo : Mathieu Landry 2022, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Flacon à médicament. DessusImage
Photo : Mathieu Landry 2022, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Flacon à médicament. DessousImage
Photo : Mathieu Landry 2022, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Flacon à médicament. Détail de l'inscription sur le corpsImage
Photo : Mathieu Landry 2022, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

BjFj-8 > Opération 8 > Sous-opération A > Lot 1 > Numéro de catalogue 106

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

Le flacon à médicament a été sélectionné pour la collection archéologique de référence du Québec, car il témoigne de la variété des bouteilles pharmaceutiques disponibles sur le marché au XIXe siècle. De plus, cette bouteille illustre, par sa fabrication au moule en deux parties, les avancées technologiques effectuées en matière de fabrication des contenants en verre au XIXe siècle.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

Le flacon à médicament en verre incolore est fabriqué par soufflage au moule vertical du corps en deux parties avec la base séparée au cours du XIXe siècle, possiblement à Londres, en Angleterre.

Le flacon à médicament est un contenant à usage pharmaceutique. D'après les inscriptions moulées sur le corps, celui-ci contient un médicament servant à traiter les verrues et les callosités plantaires développé par la compagnie Holloway. Thomas Holloway (1800-1883) développe dans les années 1830 en Angleterre des crèmes et des pilules miracles. À l'époque, personne ne semble savoir ce que contiennent ses produits, cependant tous semblent les utiliser et clament leurs bienfaits, y compris même la reine Victoria (1819-1901). C'est en 1837 que les premières publicités pour les produits Holloway's se retrouvent dans les journaux de Londres, tels que le « Holloway's Universal Family Ointment ». La popularité de ces produits est principalement attribuable à ces publicités. Holloway dépense près de £5 000 en publicités en 1842, puis £20 000 en 1851 et plus de £60 000 dans les années 1860. Devenu très riche grâce à la vente de ses produits et n'ayant pas eu d'enfants, Thomas Holloway lègue sa fortune à sa mort pour fonder un collège dédié à l'éducation des femmes, le Royal Holloway College.

Le flacon à médicament est mis au jour en 2012 sur le parc archéologique de la Baronnie de Longueuil, dans un contexte associé à la première église. Ce site, circonscrit par le chemin de Chambly, la rue Saint-Charles Est, la rue Bord de l'Eau et la rue Saint-Antoine, porte les traces de l'histoire de l'établissement de Longueuil et remonte à plus de 2 000 ans. L'occupation européenne débute en 1657, avec la concession de la première partie de la seigneurie à Charles Le Moyne (1626-1685). Vers 1695, son fils homonyme (1656-1729) et futur baron fait construire un fort en pierre afin de protéger ses censitaires des attaques iroquoises qui font rage durant la seconde moitié du XVIIe siècle. Plusieurs bâtiments se trouvent à l'intérieur des murs, tels qu'une maison, une chapelle, une écurie, une laiterie, un corps de garde, une bergerie, une étable et une grange. Le château est occupé par des troupes américaines durant la guerre d'Indépendance en 1776. Abandonné par la suite, le château est détruit en 1810. En plus des vestiges du château, ce site comprend ceux d'un moulin à vent, de la première église de Longueuil et son cimetière, d'un moulin à eau, d'un four à chaux, d'une caserne de pompier et de plusieurs habitations. En tout, ce sont sept fouilles archéologiques qui sont effectuées sur ce site.

RÉFÉRENCES

JONES, Olive R. et Catherine SULLIVAN. Glossaire du verre de Parcs Canada décrivant les contenants, la verrerie de table, les dispositifs de fermeture et le verre plat. Ottawa, Direction des lieux et des parcs historiques nationaux, Parcs Canada, Environnement Canada, 1985. 185 p.
LINDSEY, Bill. Historic Glass Bottle Identification & Information Website [En Ligne]. https://sha.org/bottle/index.htm
MILLER, George L. et Catherine SULLIVAN. « Machine-Made Glass Containers and the End of Production for Mouth-Blown Bottles ». Historical Archaeology. Vol. 18, no 2 (1984), p. 83-96.