Laboratoire d'archéologie du Québec
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Pointe de harpon à barbelures. Face AImage
Photo : Julie Toupin 2019, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Pointe de harpon à barbelures. Face BImage
Photo : Julie Toupin 2019, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Pointe de harpon à barbelures. ProfilImage
Photo : Julie Toupin 2019, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

BhFl-1e > Numéro de catalogue ME-1055-75

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

La pointe de harpon à barbelures a été sélectionnée pour la collection archéologique de référence du Québec, car il s'agit d'un bel exemplaire de bonne facture d'une pointe à barbelures bilatérales. Il est également évocateur de l'importance de la pêche comme activité de subsistance sur le site.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

La pointe de harpon à barbelures en os de mammifère serait fabriquée au cours du Sylvicole moyen tardif (1 500 à 1 000 ans avant aujourd'hui) d'après le contexte de sa découverte. L'objet est d'abord découpé à partir d'un os par burinage, puis la préforme est ensuite raclée, abrasée et polie pour lui donner sa forme finale.

La pointe de harpon est un objet lié à la pêche et possiblement à la chasse qui serait utilisé pour armer un projectile. Il s'agit probablement d'un élément de harpon ou de foëne destiné à la pêche, mais il se peut également qu'il soit utilisé pour la chasse d'espèces terrestres ou aviaires. Les nombreux barbillons disposés de manière oblique par rapport à l'axe de la pointe servent à retenir l'arme dans la proie et peut-être à y infliger des blessures plus profondes. L'objet est cassé probablement durant son utilisation et il est ensuite abandonné.

La pointe de harpon à barbelures est mise au jour en 1968 sur la station 4 du site de la Pointe-du-Buisson, situé à Beauharnois, en Montérégie. Cependant, les données contextuelles sur sa découverte sont peu explicites. Cet objet date probablement du Sylvicole moyen tardif (1 500 à 1 000 ans avant aujourd'hui), car la majorité du matériel osseux mis au jour sur la station 4 semble associé à cette période. C'est également un moment où la pêche prend une plus grande importance dans les activités de subsistance des groupes fréquentant la Pointe-du-Buisson, ce qui milite aussi en faveur de cette datation. Cette pointe à barbelures est d'ailleurs retrouvée aux côtés de plusieurs autres exemplaires d'outils similaires. La pointe est présentement exposée à Pointe-du-Buisson, Musée québécois d'archéologie.

RÉFÉRENCES

CHAPDELAINE, Claude et Norman CLERMONT. Pointe-du-Buisson 4 : quarante siècles d'archives oubliées. Signes des Amériques, 1. Montréal, Recherches amérindiennes au Québec, 1982. 170 p.
FERDAIS, Marie. Analyse des os travaillés de la station 4 de Pointe-du-Buisson, BhFl-1. Université de Montréal, 1983. 285 p.
Société d'archéologie préhistorique du Québec. Saison de fouilles 1968, rapport préliminaire, Pointe-aux-Buissons (Pointe-du-Buisson), Melocheville. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Ministère des Affaires culturelles du Québec, 1969. 31 p.