Laboratoire d'archéologie du Québec
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Microlame. Vue généraleImage
Photo : Elsa Cencig 2020, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Microlame. Face AImage
Photo : Sébastien Martel 2022, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Microlame. Face BImage
Photo : Sébastien Martel 2022, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

KbFk-7 > Numéro de catalogue 4719

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

La microlame a été sélectionnée pour la collection archéologique de référence du Québec, car elle fait partie de l'assemblage typiquement associé au mode de subsistance des Dorsétiens (2 200 à 800 ans avant aujourd'hui).

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

La microlame est taillée en chert beige au cours du Dorsétien classique (2 200 à 1 500 ans avant aujourd'hui). La microlame est dotée de deux bords parallèles tranchants et sa partie proximale présente des traces de préparation avant son détachement.

Les microlames sont généralement en chert ou en quartz et constituent l'un des types d'outils les plus importants de la préhistoire arctique. Elles sont très tranchantes et sont probablement utilisées à diverses fins, telles que l'enlèvement de la peau et le dépeçage, le façonnage des os, du bois ou de l'ivoire et pour découper les peaux pour la fabrication de vêtements. Les microlames sont fabriquées et utilisées pendant plus de trois millénaires par les groupes prédorsétiens et dorsétiens. Elles sont extraites d'un nucléus spécial duquel de nombreux éclats peuvent être détachés. Les microlames mesurent généralement 1 cm ou moins de largeur et jusqu'à 3 ou 4 cm de longueur. Elles sont souvent retouchées le long des bords latéraux et aménagées à l'extrémité proximale, soit par des encoches, soit par un pédoncule pour en faciliter l'emmanchement.

La microlame a été mise au jour en 2003 sur le site de Tayara (KbFk-7), situé près de la communauté de Salluit sur la côte sud du détroit d'Hudson au Nunavik. Il s'agit de l'un des premiers sites ayant permis d'enrichir les connaissances et de définir les notions de base de la culture dorsétienne au Canada. La microlame constitue un témoin clé de l'évolution des groupes dorsétiens au Nunavik, tant pour leurs techniques de fabrication des outils en pierre que pour leur mode de vie et leurs méthodes de chasse.

RÉFÉRENCES

DESROSIERS, Pierre. À l'origine du Dorsétien. Apport de la technologie lithique des sites GhGk-63 et Tayara (KbFk-7) au Nunavik. Université Paris 1 - Panthéon - Sorbonne, 2009. 479 p.
INSTITUT CULTUREL AVATAQ. CURA 2001-2003 from Tuniit to Inuit: Three years of research at the Tayara site (KbFk-7), Qikirtaq. Summer fieldwork 2003 and preliminary synthesis. Rapport de recherche [document inédit], Government of Nunavut/Inuit Heritage Trust/PWNHC/Canadian Museum of Civilization, 2004. s.p.