Laboratoire d'archéologie du Québec
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Pépin de raisin. Côté AImage
Photo : Émilie Deschênes 2019, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Pépin de raisin. Côté BImage
Photo : Émilie Deschênes 2019, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

LOCALISATION

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

CeEu-4 > Opération 91 > Sous-opération A > Lot 3a > Numéro de catalogue 461

Contexte(s) archéologique(s)

Fort

Région administrative

Capitale-Nationale

MRC

Québec

Municipalité

Québec

Fonction du site

militaire
domestique
institutionnelle
agricole

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

Le pépin de raisin a été sélectionné pour la collection archéologique de référence du Québec, car il témoigne de l'importation et de la consommation de denrées européennes par les occupants du site Cartier-Roberval.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

Le pépin de raisin entier est cultivé aux alentours de 1540 en Europe, possiblement en France. Le raisin est importé en Amérique du Nord avec d'autres denrées pour être consommé dans la colonie du fort d'en haut. Après sa consommation, le pépin est carbonisé.

Le pépin de raisin est mis au jour en 2007 avec 129 autres pépins entiers et 6 moitiés de pépins sur le site Cartier-Roberval, dans le secteur du fort d'en haut. Situé au sommet du promontoire de Cap-Rouge à Québec, le site est occupé de 1541 à 1543 par les troupes de Jacques Cartier et celles de Jean-François de La Rocque de Roberval.

Conservé grâce à sa carbonisation, le pépin de raisin fait partie d'une riche collection d'écofacts appartenant à des plantes importées d'Europe. Cette collection comprend, entre autres, des restes de moutarde, de céréales, de dattes et de lentilles. Les denrées fraîches, contrairement aux céréales, devaient être conditionnées pour assurer leur conservation durant le long voyage de l'Europe à l'Amérique du Nord. Ainsi, à l'instar des olives et des dattes, les raisins étaient habituellement séchés pour le transport.

RÉFÉRENCES

BOUCHARD-PERRON, Julie-Anne. D'un continent à l'autre : les restes végétaux sur le site Cartier-Roberval. Résultats de l’analyse archéobotanique de 2007. Rapport [document inédit], Commission de la capitale nationale du Québec, 2008. 120 p.
BOUCHARD-PERRON, Julie-Anne. D'un continent à l'autre : les restes végétaux sur le site Cartier-Roberval. Résultats de l’analyse archéobotanique de 2008. Rapport [document inédit], Commission de la capitale nationale du Québec, 2008. 69 p.
FISET, Richard et Gilles SAMSON. Chantier archéologique Cartier-Roberval, Promontoire du cap Rouge (CeEu-4), Québec, Canada : rapport synthèse des fouilles 2007-2008. Québec, Ministère de la Culture et des Communications/Commission de la capitale nationale du Québec, 2013. 464 p.