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Fragment d'écuelle. Face interne
Photo : Hendrik Van Gijseghem, 2018,
Creative Commons 4.0 (by-nc-nd), Archéolab.Québec, BjFj-101-15C6-1333. Collection Fort de Ville-Marie (1642-1665)
Fragment d'écuelle. Face externe
Photo : Hendrik Van Gijseghem, 2018,
Creative Commons 4.0 (by-nc-nd), Archéolab.Québec, BjFj-101-15C6-1333. Collection Fort de Ville-Marie (1642-1665)
Fragment d'écuelle. Détail de la pâte
Photo : Hendrik Van Gijseghem, 2018,
Creative Commons 4.0 (by-nc-nd), Archéolab.Québec, BjFj-101-15C6-1333. Collection Fort de Ville-Marie (1642-1665)
LOCALISATION
PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+
Provenance archéologique
BjFj-101 > Opération 15 > Sous-opération C > Lot 6 > Numéro de catalogue 1333
Contexte(s) archéologique(s)
Fort
Région administrative
Montréal
MRC
Montréal
Municipalité
Montréal
Fonction du site
commerciale : poste de traite
religieuse
militaire
domestique
entreposage
halte, lieu de surveillance
agricole
institutionnelle
commerciale
ÉVALUATION D'INVENTAIRE+
Le fragment d'écuelle fait partie de la collection archéologique de référence du Québec parce qu'il a été trouvé dans la cour intérieure du fort de Ville-Marie.
SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+
Synthèse historique
Ce fragment d'écuelle est en faïence, une matière qui est rare dans la collection du fort de Ville-Marie. Ce type de céramique est de qualité supérieure. Sa fabrication exige des procédés élaborés.
Le type de décor qui orne cette écuelle, coloré aux oxydes de fer et de cobalt, est originaire d'Italie, où il est connu sous l'expression « a compendiario », qui signifie « décor résumé ». Ce décor, restreint dans sa palette de couleurs et dans son application, permet de mettre en valeur la blancheur de l'émail des pièces. Il est repris par les quelques faïenceries de Nevers, à partir du second tiers du XVIIe siècle.
L'écuelle sert à la consommation d'aliments semi-liquides ou liquides, comme des potages et des soupes. Cette écuelle en faïence est probablement un article luxueux, utilisé par l'élite vivant dans le fort de Ville-Marie. L'utilisation de l'écuelle se maintient tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles.
Cet artéfact a été découvert en 2014 sur le site du fort de Ville-Marie, à Montréal. Ce fort est construit en 1642, agrandi en 1643 et abandonné à partir de 1665, à la suite du départ de Paul de Chomedey de Maisonneuve, l'un des fondateurs de Ville-Marie. L'écuelle à laquelle appartient ce fragment a été cassée en de nombreux fragments, comme l'indique le petit format des tessons trouvés.
Deux écuelles en faïence blanche et une écuelle en terre cuite vernissée ont été trouvées dans la cour intérieure du fort de Ville-Marie.
Par ailleurs, des écuelles de forme circulaire munies de deux petites anses verticales ont été trouvées dans des latrines associées à des maisons du quartier du Louvre, à Paris. Elles ont été utilisées entre 1630 et 1669 environ et mesurent en moyenne 5 cm de hauteur et 12 cm de diamètre.
Le type de décor qui orne cette écuelle, coloré aux oxydes de fer et de cobalt, est originaire d'Italie, où il est connu sous l'expression « a compendiario », qui signifie « décor résumé ». Ce décor, restreint dans sa palette de couleurs et dans son application, permet de mettre en valeur la blancheur de l'émail des pièces. Il est repris par les quelques faïenceries de Nevers, à partir du second tiers du XVIIe siècle.
L'écuelle sert à la consommation d'aliments semi-liquides ou liquides, comme des potages et des soupes. Cette écuelle en faïence est probablement un article luxueux, utilisé par l'élite vivant dans le fort de Ville-Marie. L'utilisation de l'écuelle se maintient tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles.
Cet artéfact a été découvert en 2014 sur le site du fort de Ville-Marie, à Montréal. Ce fort est construit en 1642, agrandi en 1643 et abandonné à partir de 1665, à la suite du départ de Paul de Chomedey de Maisonneuve, l'un des fondateurs de Ville-Marie. L'écuelle à laquelle appartient ce fragment a été cassée en de nombreux fragments, comme l'indique le petit format des tessons trouvés.
Deux écuelles en faïence blanche et une écuelle en terre cuite vernissée ont été trouvées dans la cour intérieure du fort de Ville-Marie.
Par ailleurs, des écuelles de forme circulaire munies de deux petites anses verticales ont été trouvées dans des latrines associées à des maisons du quartier du Louvre, à Paris. Elles ont été utilisées entre 1630 et 1669 environ et mesurent en moyenne 5 cm de hauteur et 12 cm de diamètre.
RÉFÉRENCES
BRESC-BAUTIER, Geneviève, dir. Le quartier du Louvre au XVIIe siècle : archéologie du Grand Louvre. Les dossiers du musée du Louvre, 59. Paris, Réunion des musées nationaux, 2001. 206 p.
DE PLAS, Solange. Les faïences de Nevers et du centre de la France du XVIe au XIXe siècle. Paris, Charles Massin, 1977. 83 p.
Ethnoscop inc. Domaine de Callière / Fort Ville-Marie. 214, Place d'Youville (BjFj-101). Fouilles archéologiques 2014. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal/Ville de Montréal/MCCQ, 2015. 105 p.
GUILLEMÉ-BRULON, Dorothée. Histoire de la faïence française : Lyon et Nevers - Sources et rayonnement. Paris, Charles Massin, 1997. 151 p.
L'ANGLAIS, Paul-Gaston. Analyse de la collection archéologique pour fins d’interprétation, site BjFj-101, Fort de Ville-Marie / Domaine de Callière. [Document inédit], Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal, 2015. 107 p.
MOUSSETTE, Marcel et Françoise NIELLON. L'Habitation de Champlain. Collection Patrimoines, série Dossiers, 58. Sainte-Foy, Québec, Publications du Québec, 1985. 531 p.
VOIR LA FICHE DU RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC 210032
Fragment d'écuelle
IDENTIFICATION+
Numéro(s)
Numéro archéologique : BjFj-101-15C6-1333
Fonctions / usages
L'écuelle sert à la consommation d'aliments semi-liquides ou liquides, comme des potages et des soupes.
Matériaux
Céramique - terre cuite fine (Faïence blanche)
Classification(s)
Outils et équipement pour les matériaux > Alimentation : service et consommation des aliments
Lieu(x) de production
Europe > France > Nièvre > Nevers
Dimensions
Largeur : 5,65 cm
Longueur : 4,96 cm
Technique(s) de fabrication :
Tourné
Technique de décoration
Coloré aux oxydes métalliques
Peint
Motif décoratif
Linéaire
Végétal
Préhistoire/Histoire
historique
Période
Le Régime français (1534 à 1760)
Dates
Contexte archéologique : après 1665
Découverte : 2014
DESCRIPTION+
Description
Le fragment d'écuelle est lié à l'alimentation et provient d'un contexte archéologique qui semble postérieur à 1665. Fait en faïence, l'artéfact mesure 4,96 cm de longueur sur 5,65 cm de largeur. Il correspond au rebord, à la paroi et à l'amorce de la base d'une écuelle.
Type de fabrication
Artisanal
Intégrité
Objet incomplet (moins de 25% de l'objet)
Nombre de biens
1
Nombre de fragments
1
LIEU DE CONSERVATION+
NOM DE L'ORGANISME
Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal




