Laboratoire d'archéologie du Québec
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Jarretière. Vue généraleImage
Photo : Émilie Deschênes 2017, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

LOCALISATION

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

DiDt-8 > Opération 8 > Sous-opération M > Lot 2 > Numéro de catalogue 14A

Contexte(s) archéologique(s)

Épave

Région administrative

Côte-Nord

MRC

Manicouagan

Municipalité

Baie-Trinité

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

La jarretière fait partie de la collection archéologique de référence du Québec parce qu'elle est fabriquée avec des fils de laine beiges et brun foncé identiques à ceux du bas de laine portant le numéro DiDt-8-8M2-68. Ces deux objets auraient formé un ensemble.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

La jarretière, fabriquée avant 1690, est un accessoire vestimentaire. Elle est composée de cinq fils de chaîne de laine beiges et brun foncé. Les fils s'alternent selon le motif suivant : deux fils beiges à gauche et deux fils brun foncé à droite, suivis de deux fils brun foncé à gauche et deux fils beiges à droite. Le fil du centre reste toujours brun foncé. Les lisières de chaque côté de la bande sont faites d'un fil de trame beige, donnant l'impression qu'il y a sept fils de chaîne. La jarretière est fabriquée au métier à grille.

La culotte reste la forme la plus commune d'habillement de la jambe pour les hommes au XVIIe siècle. Or, des changements importants sont graduellement apportés aux culottes, les rapprochant des pantalons couramment utilisés aujourd'hui.

Pendant les premières décennies du XVIIe siècle, les culottes sont restées telles qu'elles étaient au siècle précédent : des pantalons bouffants, courts et amples, souvent constitués d'un rembourrage connu sous le nom anglais de « bombast ». Vers les années 1620, cependant, les hommes commencent à se débarrasser du rembourrage et portent des culottes ajustées et plus minces qui arrivent au genou. Les culottes sont attachées au genou par une jarretière, un ruban ou des boutons, et à la taille par un bouton ou un cordon. Des bas ou des guêtres couvrent la moitié inférieure des jambes.

Cette jarretière a été découverte en 1996 lors de fouilles subaquatiques réalisées dans l'épave du « Elizabeth and Mary », un navire britannique ayant sombré en 1690 lors du siège de Québec par William Phips. L'épave a été trouvée au fond de l'anse aux Bouleaux, à Baie-Trinité, dans la région de la Côte-Nord.

Cette jarretière aurait été portée avec le bas de laine portant le numéro DiDt-8-8M2-68. Ils sont de la même couleur, un mélange de fils bruns et beiges, et ils ont été trouvés dans la même sous-opération.

RÉFÉRENCES

BERNIER, Marc-André, dir. L'épave du Elizabeth and Mary (1690). Fouilles archéologiques : Rapport d'activités 1997. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Parcs Canada, 2008. 64 p.
BRADLEY, Charles, Phil DUNNING et Gérard GUSSET. « Material culture from the Elizabeth and Mary (1690): individuality and social status in a late 17th-Century New England assemblage ». ROY, Christian, dir. Mer et monde : questions d'archéologie maritime. Archéologiques, Collection Hors-série, 1. Québec, Associations des archéologues du Québec, 2003, p. 150-170.
s.a. « A Colonial Gentlemen's Clothing: A Glossary of Terms ». s.a. Colonial Williamsburg [En ligne]. http://www.history.org/history/clothing/men/mglossary.cfm
s.a. « The Seventeenth Century - Fashion, Costume, and Culture: Clothing, Headwear, Body Decorations, and Footwear through the Ages ». s.a. Encyclopedia of Fashion [En ligne]. http://www.fashionencyclopedia.com/fashion_costume_culture/European-Culture-17th-Century/The-Seventeenth-Century.html