Laboratoire d'archéologie du Québec
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Terrine. Vue généraleImage
Photo : Émilie Deschênes, 2016, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd), Archéolab.Québec, CgEq-6-6B4-2Q. Collection Céramiques euro-américaines
Terrine. Vue de dessusImage
Photo : Émilie Deschênes, 2016, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd), Archéolab.Québec, CgEq-6-6B4-2Q. Collection Céramiques euro-américaines

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

85G > Opération 6 > Sous-opération B > Lot 4 > Numéro de catalogue 2Q
CgEq-6 > Opération 6 > Sous-opération B > Lot 4 > Numéro de catalogue 2Q

Contexte(s) archéologique(s)

Domestique

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

La terrine fait partie de la collection archéologique de référence du Québec parce qu'elle témoigne des premières décennies de production locale de céramique dans la région de Québec. Elle pourrait être une fabrication des potiers Nicolas Pré du Dupré, Gabriel Lemieux ou Jean Aumier ou encore des artisans-potiers de la briqueterie Landron-Larchevêque, ouverte en 1688.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

Cette terrine a été mise au jour sur le site de la petite ferme de Cap-Tourmente, dans un dépôt archéologique datant de la période qui s'étend de 1664 à 1692. Toujours dans la région de Québec, des terrines similaires ont également été trouvées dans des contextes de la fin du XVIIe siècle sur les sites de la maison Dunière et du Domaine de Maizerets. Des terrines identiques mais ratées ont été découvertes sur le site de la briqueterie Landron-Larchevesque. À la briqueterie, les artisans ayant fabriqué des poteries qui pourraient être à l'origine de ces rejets de production à cette période sont Martin Massé (1688-89) et Aubain Salomé (1694-1699). Vu le peu d'artisans qui pratiquent alors dans la colonie, cette terrine pourrait aussi être une fabrication des potiers Nicolas Pré dit Dupré (actif de 1655 à 1662), Gabriel Lemieux (actif de 1658 à 1702) et Jean Aumier (actif de 1672 à 1715). Les archéologues ont longtemps associé ce type céramique aux productions anglaises du North Devon sur la base des attributs visuels. L'origine locale de ces céramiques d'aspect rustique a été confirmée par des analyses scientifiques.

Élément(s) associé(s)

Personnes associées : Aumier, Jean (1650 – 1715)

RÉFÉRENCES

GOYETTE, Manon. « Découverte d'une briqueterie des XVIIe et XVIIIe siècles à Québec : la briqueterie Landron-Larchevêque ». Archéologiques. No 17 (2004), p. 45-61.
GUIMONT, Jacques. La petite ferme du Cap Tourmente, un établissement agricole tricentenaire : de la ferme de Champlain aux grandes volées d'oies. Sillery, Septentrion, 1996. 230 p.
LANGLOIS, Jacques. Répertoire des artisans-potiers québécois, 1655-1916. Dossier, 37. Québec, Ministère des affaires culturelles, Direction générale du patrimoine, 1978. 175 p.
MONETTE, Yves, Marcel MOUSSETTE et Marc RICHER-LAFLÈCHE. « Compositional analysis of historical ceramics: a case study exploring the local production of lead glazed common earthenware in the St. Lawrence River Valley, Québec ». AVERY, George E., dir. French colonial pottery : an international conference. Natchitoches, Northwestern State University Press, 2007, p. 178-189.
MONETTE, Yves. Les productions céramiques du Québec méridional, c. 1680-1890. BAR International Series. Archaeopress, Oxford, 2006. 128 p.