Laboratoire d'archéologie du Québec
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Couvercle d’écuelle. Vue généraleImage
Photo : Joey Leblanc 2018, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Couvercle d’écuelle. DessusImage
Photo : Joey Leblanc 2018, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Couvercle d’écuelle. DessousImage
Photo : Joey Leblanc 2018, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

LOCALISATION

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

CeEt-189 > Opération VOÛTE > Numéro de catalogue 277

Contexte(s) archéologique(s)

Voûte

Région administrative

Capitale-Nationale

MRC

Québec

Municipalité

Québec

Fonction du site

domestique

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

Le couvercle d'écuelle a été sélectionné pour la collection archéologique de référence du Québec, car il constitue un exemple de couvercle en faïence du XVIIIe siècle à décor de lambrequins.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

Le couvercle d'écuelle en faïence est lié à un objet fabriqué en France au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, car il est orné de décors de lambrequins peints en bleu qui rappellent les productions françaises de l'ouest de cette période. De plus, le pourtour à contour uni de l'aile du couvercle indique qu'il est fabriqué entre 1720 et 1740 environ.

Le couvercle est un élément de fermeture s'adaptant à l'ouverture d'un récipient. Le format de celui-ci, qui est muni à l'origine d'un bouton de préhension et d'une aile avec collet, indique qu'il fait partie d'une écuelle, un petit contenant individuel utilisé pour la consommation des aliments chauds. La surface de la pièce a été altérée par la chaleur, mais ce n'est pas le cas de la pâte de l'objet. Nous pouvons en déduire que l'objet entier a subi un événement de chauffe, avant d'être cassé en plusieurs morceaux.

L'artéfact est mis au jour dans la voute de la maison Milot, dans le secteur de Place-Royale, à Québec. Il est associé à du matériel archéologique de la première moitié du XVIIIe siècle. Un premier magasin est construit sur cet emplacement en 1647, puis est cédé à Jean Talon en 1663, qui aurait reconstruit le bâtiment en pierre. Celui-ci est détruit par l'incendie de la Basse-Ville (1682), et les vestiges sont rachetés par Eustache Lambert dit Dumont (1658-1691) en 1687. Il vend la portion nord au marchand Jean Milot (1624-1699) en 1689 qui y bâtit une maison en pierre à deux étages deux ans plus tard. La maison, reconstruite en 1771, change ensuite périodiquement de propriétaires et subit plusieurs rénovations au fil des ans. Abimée par deux incendies en 1960 et 1966, elle est acquise en 1969, puis restaurée dans l'esprit de la maison de 1691 dans le cadre du projet de Place-Royale.

RÉFÉRENCES

GENÊT, Nicole. La faïence de Place-Royale. Collection Patrimoines, série Dossiers, 45. Sainte-Foy, Québec, Publications du Québec, 1996. 315 p.