Laboratoire d'archéologie du Québec
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Bouteille à boisson gazeuse. Vue généraleImage
Photo : Laura Jacobs 2025, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Bouteille à boisson gazeuse. Vue avantImage
Photo : Laura Jacobs 2025, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Bouteille à boisson gazeuse. Vue arrièreImage
Photo : Laura Jacobs 2025, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

CeEt-579 > Opération 12 > Sous-opération A > Lot 99 > Numéro de catalogue 58

Contexte(s) archéologique(s)

Industriel

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

La bouteille à boisson gazeuse a été sélectionnée pour la collection archéologique de référence du Québec, car elle témoigne des pratiques de consommation de boisson gazéifiée au Québec dans les années 1960.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

La bouteille à boisson gazeuse en verre incolore de marque « Pepsi » est fabriquée à la machine à Montréal en 1964. L'ouverture de la bouteille est à capsule, l'épaule est tombante et le corps présente des côtes moulées en relief en biais, donnant un effet torsadé. Selon le logo du fabricant situé sur le goulot et les inscriptions moulées en relief sous la bouteille, elle est fabriquée par la Consumers Glass Company, située à Saint-Pierre, Montréal, en 1964. Le logo composé d'un triangle arrondi avec un « C » au centre est utilisé par cette compagnie entre environ 1962 et 1970, et l'inscription « 1964 » indique la date précise de production. La bouteille à boisson gazeuse est un contenant servant au transport et à l'entreposage de boissons pétillantes.

La bouteille à boisson gazeuse a été mise au jour en 2018 sur le site archéologique du poste de la Reine situé dans le quartier Saint-Roch, à Québec. Les fouilles ont permis de découvrir une soixantaine de structures dont six fosses de latrines, ainsi qu'une collection de plus de 6 000 artéfacts. Ceux-ci témoignent des activités quotidiennes des résidents du secteur entre le XVIIIe et la fin du XIXe siècle, où les fonctions résidentielles et commerciales s'entremêlent. En 1894, l'acquisition des lots résidentiels par la Montmorency Electric Power Co marque le début d'une nouvelle ère industrielle de production d'électricité sur ce site. Le poste connait plusieurs propriétaires au cours du XXe siècle, dont la Quebec Railway, Light, Heat and Power Company. En 1963, lors de la deuxième nationalisation des compagnies d'électricité, Hydro-Québec acquiert le poste. Depuis sa mise en service jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, ce poste, par lequel transite la charge alimentant les seize districts du réseau, demeure le plus important du réseau de Québec. Le poste de la Reine cesse ses activités en 2016; il s'agissait du plus vieux poste de transformation hydroélectrique au pays. L'intervention archéologique est réalisée au cours du démantèlement du poste.

La bouteille provient d'une opération située dans la partie sud-ouest du site archéologique, et longe en partie la rue de la Reine. Ce secteur correspond au grand bassin de refroidissement, qui daterait des premières décennies du XXe siècle et qui comportait le grand rebord démantelé, les bases et les piliers distribués au centre du bassin et la chambre de vanne. L'objet a été retrouvé dans le sable retiré de l'intérieur du bassin, lors de son dégagement.

RÉFÉRENCES

Castonguay Dandenault & Associés Inc. Démantèlement et réhabilitation du poste de la Reine. Rue Prince-Édouard à Québec. Surveillance et fouilles archéologiques. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Hydro-Québec, 2019. s.p.