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Boutons. Vue générale - Côté A
Photo : Laura Jacobs 2025, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Boutons. Côté B
Photo : Laura Jacobs 2025, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+
Provenance archéologique
CeEt-579 > Opération 10 > Sous-opération B > Lot 101 > Numéro de catalogue 36
Contexte(s) archéologique(s)
Domestique
ÉVALUATION D'INVENTAIRE+
Les boutons ont été sélectionnés pour la collection archéologique de référence du Québec, car ils sont représentatifs d'un type d'artéfact très fréquemment retrouvé sur les sites archéologiques québécois. De plus, leur typologie permet d'offrir une date de fabrication la plus ancienne possible dite « terminus post quem », étant liée à l'enregistrement d'un brevet avec une date précise.
SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+
Synthèse historique
Les quatorze boutons en porcelaine à quatre trous sont moulés en Amérique du Nord ou en Europe entre 1840 et la fin du XIXe siècle. Trois d'entre eux sont ornés d'un décor peint sur leur pourtour. Le bouton est un accessoire vestimentaire fait de matière dure qui est cousu aux vêtements afin d'en attacher les différentes parties. Certains types de boutons, comme les boutons militaires, peuvent également servir d'apparat ou d'identification régimentaire.
Les premiers boutons en terre cuite remontent au XVIIIe siècle. Ils sont alors ornés et fabriqués en porcelaine, donc dispendieux et réservés à une classe sociale plus nantie. Cette tendance change le 17 juin 1840, lorsque Richard Prosser enregistre un brevet pour une nouvelle méthode de moulage à sec de la porcelaine qui permet de fabriquer des poignées, des perles et des boutons blancs. Le brevet n'empêche pas la compétition, alors que son frère, Thomas Prosser, obtient un brevet américain le 30 juin 1841 pour une méthode améliorée de fabrication de ces boutons. En 1843, le Français Jean-Félix Bapterosses travaille à l'usine Minton d'Angleterre, qui produit alors des boutons Prosser. Il n'y travaille que le temps d'apprendre le procédé et, de retour en France, il enregistre le 4 novembre 1844 un brevet pour une version améliorée du procédé Prosser. Ainsi, entre 1840 et 1844, la fabrication des boutons en porcelaine moulés à sec est partie de l'Angleterre pour se rendre aux États-Unis, puis en France, ce qui rend presque impossible l'identification du lieu de fabrication de ce type de bouton en contexte archéologique.
Les boutons en porcelaine sont très fréquemment identifiés comme étant en verre de type « Milk Glass », alors que les boutons en verre sont plus rares au XIXe siècle et sont produits principalement en noir, en bleu ou sans couleur. Les boutons en porcelaine à quatre trous comme ceux-ci sont les plus fréquents et demeurent populaires jusqu'aux années 1920. Leur production cesse dans les années 1950-1960, alors qu'ils sont remplacés par les boutons en plastique.
Les boutons ont été mis au jour en 2018 sur le site archéologique du poste de la Reine situé dans le quartier Saint-Roch, à Québec. Les fouilles ont permis de découvrir une soixantaine de structures dont six fosses de latrines, ainsi qu'une collection de plus de 6 000 artéfacts. Ceux-ci témoignent des activités quotidiennes des résidents du secteur entre le XVIIIe et la fin du XIXe siècle, où les fonctions résidentielles et commerciales s'entremêlent. En 1894, l'acquisition des lots résidentiels par la Montmorency Electric Power Co marque le début d'une nouvelle ère industrielle de production d'électricité sur ce site. Le poste connait plusieurs propriétaires au cours du XXe siècle, dont la Quebec Railway, Light, Heat and Power Company. En 1963, lors de la deuxième nationalisation des compagnies d'électricité, Hydro-Québec acquiert le poste. Depuis sa mise en service jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, ce poste, par lequel transite la charge alimentant les seize districts du réseau, demeure le plus important du réseau de Québec. Le poste de la Reine cesse ses activités en 2016; il s'agissait du plus vieux poste de transformation hydroélectrique au pays. L'intervention archéologique est réalisée au cours du démantèlement du poste.
Les boutons proviennent d'une opération située au sud-ouest du site archéologique. Cette opération est caractérisée par la mise au jour d'au moins trois fosses de latrines et de vestiges en pierre. Ces artéfacts proviennent d'une fosse de latrines orientée nord-sud et construite en bois, avec la partie supérieure arrachée. Selon la culture matérielle, cette fosse a été utilisée principalement au cours du XIXe siècle.
Les premiers boutons en terre cuite remontent au XVIIIe siècle. Ils sont alors ornés et fabriqués en porcelaine, donc dispendieux et réservés à une classe sociale plus nantie. Cette tendance change le 17 juin 1840, lorsque Richard Prosser enregistre un brevet pour une nouvelle méthode de moulage à sec de la porcelaine qui permet de fabriquer des poignées, des perles et des boutons blancs. Le brevet n'empêche pas la compétition, alors que son frère, Thomas Prosser, obtient un brevet américain le 30 juin 1841 pour une méthode améliorée de fabrication de ces boutons. En 1843, le Français Jean-Félix Bapterosses travaille à l'usine Minton d'Angleterre, qui produit alors des boutons Prosser. Il n'y travaille que le temps d'apprendre le procédé et, de retour en France, il enregistre le 4 novembre 1844 un brevet pour une version améliorée du procédé Prosser. Ainsi, entre 1840 et 1844, la fabrication des boutons en porcelaine moulés à sec est partie de l'Angleterre pour se rendre aux États-Unis, puis en France, ce qui rend presque impossible l'identification du lieu de fabrication de ce type de bouton en contexte archéologique.
Les boutons en porcelaine sont très fréquemment identifiés comme étant en verre de type « Milk Glass », alors que les boutons en verre sont plus rares au XIXe siècle et sont produits principalement en noir, en bleu ou sans couleur. Les boutons en porcelaine à quatre trous comme ceux-ci sont les plus fréquents et demeurent populaires jusqu'aux années 1920. Leur production cesse dans les années 1950-1960, alors qu'ils sont remplacés par les boutons en plastique.
Les boutons ont été mis au jour en 2018 sur le site archéologique du poste de la Reine situé dans le quartier Saint-Roch, à Québec. Les fouilles ont permis de découvrir une soixantaine de structures dont six fosses de latrines, ainsi qu'une collection de plus de 6 000 artéfacts. Ceux-ci témoignent des activités quotidiennes des résidents du secteur entre le XVIIIe et la fin du XIXe siècle, où les fonctions résidentielles et commerciales s'entremêlent. En 1894, l'acquisition des lots résidentiels par la Montmorency Electric Power Co marque le début d'une nouvelle ère industrielle de production d'électricité sur ce site. Le poste connait plusieurs propriétaires au cours du XXe siècle, dont la Quebec Railway, Light, Heat and Power Company. En 1963, lors de la deuxième nationalisation des compagnies d'électricité, Hydro-Québec acquiert le poste. Depuis sa mise en service jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, ce poste, par lequel transite la charge alimentant les seize districts du réseau, demeure le plus important du réseau de Québec. Le poste de la Reine cesse ses activités en 2016; il s'agissait du plus vieux poste de transformation hydroélectrique au pays. L'intervention archéologique est réalisée au cours du démantèlement du poste.
Les boutons proviennent d'une opération située au sud-ouest du site archéologique. Cette opération est caractérisée par la mise au jour d'au moins trois fosses de latrines et de vestiges en pierre. Ces artéfacts proviennent d'une fosse de latrines orientée nord-sud et construite en bois, avec la partie supérieure arrachée. Selon la culture matérielle, cette fosse a été utilisée principalement au cours du XIXe siècle.
RÉFÉRENCES
Castonguay Dandenault & Associés Inc. Démantèlement et réhabilitation du poste de la Reine. Rue Prince-Édouard à Québec. Surveillance et fouilles archéologiques. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Hydro-Québec, 2019. s.p.
SPRAGUE, Roderick. « China or Prosser Button Identification and Dating ». Historical Archaeology. Vol. 36, no 2 (2002), p. 111-127.
VENOVCEVS, Anatolijs. « Dress for Life and Death : The Archaeology of Common Nineteenth-Century Buttons ». s.a. Forward into the past [En ligne]. https://www.fitp.ca/articles/FITPXXIII/Dress_for_Life_and_Death_Paper.pdf
VOIR LA FICHE DU RÉPERTOIRE DU PATRIMOINE CULTUREL DU QUÉBEC 239324
Boutons
IDENTIFICATION+
Autre(s) nom(s)
Bouton
Bouton à 4 trous
Numéro(s)
Numéro archéologique : CeEt-579-10B101-36
Fonctions / usages
Le bouton est un accessoire vestimentaire fait de matière dure qui est cousu aux vêtements afin d'en attacher les différentes parties. Certains types de boutons, comme les boutons militaires, peuvent également servir d'apparat ou d'identification régimentaire.
Matériaux
Céramique - porcelaine commune (Avec glaçure)
Classification(s)
Objets personnels > Habillement : accessoire vestimentaire
Lieu(x) de production
Présumé : Amérique du Nord
Présumé : Europe
Dimensions
Diamètre extérieur (Mesurée / intégral) : entre 1 et 1,3 cm
Épaisseur (Mesurée / intégral) : entre 2,9 et 4,4 cm
Technique de décoration
Peint
Préhistoire/Histoire
historique
Période
Le Québec moderne (1867 à 1960)
Le Régime britannique (1760 à 1867)
Dates
Production : après 1840
Découverte : 2018
DESCRIPTION+
Description
Les boutons sont des accessoires vestimentaires datant de la deuxième moitié du XIXe siècle. Au nombre de 14, les boutons entiers à quatre trous sont moulés et fabriqués en porcelaine. Trois d'entre eux présentent un décor peint sur leur pourtour. Les objets ont un diamètre variant entre 1 cm et 1,3 cm et une épaisseur variant entre 2,9 cm et 4,4 cm.
Type de fabrication
Industriel
Intégrité
Objet entier (100% de l'objet)
Nombre de biens
14
Nombre de fragments
1
LIEU DE CONSERVATION+
NOM DE L'ORGANISME
Laboratoire et Réserve d'archéologie du Québec
ADRESSE
1825, rue Semple
MUNICIPALITÉ
Québec
MRC
Québec
RÉGION ADMINISTRATIVE
Capitale-Nationale




