Laboratoire d'archéologie du Québec
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Bouteille d'apothicaire. Vue généraleImage
Photo : Mathieu Landry 2021, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Bouteille d'apothicaire. FaceImage
Photo : Mathieu Landry 2021, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Bouteille d'apothicaire. CôtéImage
Photo : Mathieu Landry 2021, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Bouteille d'apothicaire. DessusImage
Photo : Mathieu Landry 2021, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Bouteille d'apothicaire. DessousImage
Photo : Mathieu Landry 2021, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Bouteille d'apothicaire. Détail de l'inscription sur la face avantImage
Photo : Mathieu Landry 2021, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

CfEt-2 > Numéro de catalogue 5

Contexte(s) archéologique(s)

Dépotoir

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

La bouteille d'apothicaire a été sélectionnée pour la collection archéologique de référence du Québec, car elle témoigne de la variété des bouteilles pharmaceutiques disponibles sur le marché à la fin du XIXe siècle au Québec. De plus, cette bouteille illustre, par sa fabrication au moule en deux parties, les avancées technologiques effectuées en matière de fabrication des contenants en verre au XIXe siècle.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

La bouteille d'apothicaire en verre incolore est soufflée au moule vertical du corps en deux parties avec la base séparée, au cours du XIXe siècle, possiblement à Québec. Une plaque de lettrage amovible est probablement utilisée pour les inscriptions moulées sur le devant de la bouteille. Celles-ci identifient la compagnie pharmaceutique vendant ce produit, la pharmacie centrale de Québec d'Alfred L. Jolicoeur (après 1896-après 1936).

En 1896, le « Montreal Pharmaceutical Journal » annonce que Alf L. Jolicoeur réussit les examens préliminaires, pouvant désormais étudier la pharmacie. À partir de cette date, il peut s'enregistrer pour être un apprenti certifié. À partir de 1904, il achète la pharmacie du Dr. Édouard Morin, qu'il nomme Pharmacie Jolicoeur. En 1936, son fils André Jolicoeur reprend le flambeau. La pharmacie Jolicoeur est située à l'époque aux coins des rues Saint-Jean et la côte Sainte-Geneviève, à Québec.

La bouteille d'apothicaire est découverte en 1983 sur le site de la Maison Girardin, à Beauport. Une première maison de bois est construite sur ce site avant 1709, et une seconde la remplace en 1760. Ignace Girard, dit Girardin, forgeron, y bâtit une forge avant 1784, et érige également vers 1800 la maison de ferme en pierre encore visible aujourd'hui. En 1925, le bâtiment devient la propriété des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, puis la Ville de Beauport l'acquiert en 1983. Classée monument historique, la maison Girardin devient, en 1997, le Centre d'interprétation de l'arrondissement historique de Beauport.

RÉFÉRENCES

GAUMOND, Michel. Maison Girardin, CfEt-2, inventaire archéologique. Rapport de recherche archéologique [document inédit], MCCQ, 1983. 15 p.
JONES, Olive R. et Catherine SULLIVAN. Glossaire du verre de Parcs Canada décrivant les contenants, la verrerie de table, les dispositifs de fermeture et le verre plat. Ottawa, Direction des lieux et des parcs historiques nationaux, Parcs Canada, Environnement Canada, 1985. 185 p.
LINDSEY, Bill. Historic Glass Bottle Identification & Information Website [En Ligne]. https://sha.org/bottle/index.htm
MILLER, George L. et Catherine SULLIVAN. « Machine-Made Glass Containers and the End of Production for Mouth-Blown Bottles ». Historical Archaeology. Vol. 18, no 2 (1984), p. 83-96.