Laboratoire d'archéologie du Québec
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Perles. Vue d'ensembleImage
Photo : Émilie Deschênes 2020, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Perles. Détail d'une perleImage
Photo : Émilie Deschênes 2020, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

CeEt-9

Contexte(s) archéologique(s)

Campement

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

Les perles ont été sélectionnées pour la collection archéologique de référence du Québec, car elles constituent l'un des rares ensembles d'objets découverts en association avec une sépulture dans le secteur de Place-Royale, à Québec. En outre, il s'agit d'un type d'objet rarement mis au jour sur les sites archéologiques, étant donné la fragilité et la finesse de ce type d'objet en coquillage.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

Les perles sont fabriquées à une date indéterminée. Toutefois, elles pourraient dater du Sylvicole (3 000 à 450 ans avant aujourd'hui). Au nombre de huit, ces perles entières sont obtenues par le découpage et le polissage de coquillages. Elles présentent une forme discoïdale large et un profil mince.

Les perles sont des objets de parure utilisés au cours de la préhistoire (12 000 à 450 ans avant aujourd'hui) afin d'orner divers objets tels des vêtements, des bourses ou des coiffures, mais elles peuvent également être enfilées pour composer des colliers ou des bracelets. La faible dureté de ce matériau permet le façonnage aisé des perles. Tous les coquillages ne permettent pas la fabrication de perles et la sélection du mollusque est faite par l'artisan selon plusieurs critères (couleur, morphologie, dimension, épaisseur, dureté, etc. ). Les valeurs économique et symbolique guidaient certainement aussi ces choix.

Les perles sont mises au jour en 1977 dans l'une des deux fosses funéraires datant probablement du Sylvicole supérieur (1 000 à 450 ans avant aujourd'hui) du site patrimonial de l'Habitation-Samuel-De Champlain dans le secteur de Place-Royale, à Québec. Elles font partie d'un lot totalisant 134 perles, dont 53 fragments. Elles devaient constituer une offrande funéraire, vraisemblablement sous forme de collier porté au cou du défunt. Le contexte archéologique préhistorique de Place-Royale est représenté par un vaste emplacement de campement autochtone situé sur la pointe de Québec. Il a été occupé à de multiples reprises sur une longue période couvrant l'Archaïque récent laurentien (5 500 à 4 200 ans avant aujourd'hui) jusqu'au Sylvicole supérieur (1 000 à 450 ans avant aujourd'hui). De nombreuses structures y furent dégagées lors des fouilles archéologiques, comme des traces de piquets, des foyers ainsi que des sépultures, témoignant de la diversité des activités et des fonctions associées à ce site.

RÉFÉRENCES

Cérane inc. L'occupation historique et préhistorique de la place Royale. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Ministère des Affaires culturelles du Québec, 1989. s.p.
CHAPDELAINE, Claude, Norman CLERMONT et Jacques GUIMONT. L'occupation historique et préhistorique de Place-Royale. Collection Patrimoines, série Dossiers, 76. Sainte-Foy, Québec, Publications du Québec, 1992. 426 p.
CLERMONT, Norman. Rapport sur les squelettes sylvicoles de Place-Royale, Québec, CeEt-9. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Ministère des Affaires culturelles du Québec, 1978. 13 p.
GIROUARD, Laurent. Les occupations préhistoriques sur le site CeEt-9 de la place Royale de Québec, rapport préliminaire, été 1977. Rapport de recherche archéologique [document inédit], Ministère des Affaires culturelles du Québec, 1979. 8 p.