Laboratoire d'archéologie du Québec
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Pointe de harpon. Côté AImage
Photo : Émilie Deschênes 2020, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Pointe de harpon. Côté BImage
Photo : Émilie Deschênes 2020, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal

LOCALISATION

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

DaEi-6 > Numéro de catalogue 944

Région administrative

Bas-Saint-Laurent

MRC

Rivière-du-Loup

Municipalité

Notre-Dame-des-Sept-Douleurs

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

La pointe de harpon a été sélectionnée pour la collection archéologique de référence du Québec, car elle témoigne de la variabilité des armes de chasse et de pêche utilisées par les Iroquoiens du Saint-Laurent.

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

La pointe de harpon en os est façonnée par fendillement, découpage et abrasion. Elle présente une barbelure sur un côté et une perforation décentrée à sa base. Servant à la capture des proies aquatiques lors de la pêche ou de la chasse aux mammifères marins, elle constitue un outil commun chez les Iroquoiens du Saint-Laurent. Elle illustre l'importance de l'exploitation des ressources aquatiques du fleuve et de l'estuaire du Saint-Laurent pour leur subsistance.

Cette pointe de harpon témoigne d'Iroquoiens du Saint-Laurent qui quittaient leurs villages situés dans la région de Québec pour aller exploiter les ressources estuariennes au cours de l'été dans les îles du Bas-Saint-Laurent. Puisque les restes fauniques retrouvés sur le site d'où provient la pointe sont presque exclusivement associés au phoque du Groenland, il est vraisemblable que ce harpon ait servi à chasser cette espèce.

La pointe de harpon a été mise au jour en 1991 sur le site de l'Anse-à-la-Vache de l'île Verte, dans la région du Bas-Saint-Laurent. Ce camp de chasse aux mammifères marins est occupé vers le XIVe siècle de notre ère.

RÉFÉRENCES

TREMBLAY, Roland. « Le site de l'anse à la Vache et le mitan du Sylvicole supérieur dans l'estuaire du Saint-Laurent ». TREMBLAY, Roland, dir. L'éveilleur et l'ambassadeur. Essais archéologiques et ethnohistoriques en hommage à Charles A. Martijn. Paléo-Québec, 27. Montréal, Recherches amérindiennes au Québec, 1998, p. 91-125.