Laboratoire d'archéologie du Québec
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Rebord d'assiette. Face interneImage
Photo : Joey Leblanc 2018, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Rebord d'assiette. Face externeImage
Photo : Joey Leblanc 2018, Creative Commons 4.0 (by-nc-nd) Pointe-à-Callière, Cité d'archéologie et d'histoire de Montréal
Rebord d'assiette. IntérieurImage
Photo : Marie-Annick Prévost 2008, © Ministère de la Culture et des Communications
Rebord d'assiette. ExtérieurImage
Photo : Marie-Annick Prévost 2008, © Ministère de la Culture et des Communications

PROVENANCE ARCHÉOLOGIQUE+

Provenance archéologique

CeEt-3 > Numéro de catalogue 57

Contexte(s) archéologique(s)

Voûte

ÉVALUATION D'INVENTAIRE+

Le rebord d'assiette a été sélectionné pour la collection archéologique de référence du Québec, car sa réattribution au Portugal apporte de nouveaux éléments à la connaissance des réseaux d'échanges de la première modernité (du XVIe au XVIIIe siècle).

SYNTHÈSES ET RÉFÉRENCES+

Synthèse historique

Le rebord d'assiette en faïence blanche de grand feu est associé à un récipient fabriqué au Portugal entre 1625 et 1675. Le décor peint en camaïeu bleu sur l'aile de cet objet est caractéristique des productions portugaises de cette période.

L'assiette est un récipient utilisé pour le service et la consommation des aliments. Le décor ornant le rebord est de type « aranhões » (grande araignée). Développé au Portugal entre 1625 et 1675, ce type de décor reproduit de manière naïve certains éléments des porcelaines de Chine comme des manuscrits ou des livres. À partir de 1640, les motifs sont simplifiés, devenant des feuilles schématisées avec des sortes de pattes rappelant des araignées. Le décor ornant l'aile et le rebord du marli rappelle les motifs des porcelaines chinoises de type kraak de l'époque Wanli, dont la production cesse vers 1644 avant d'être reprise au Japon jusqu'à la fin du XVIIe siècle.

Le rebord d'assiette est mis au jour dans la voûte de la batterie royale, dans le secteur de Place-Royale, à Québec. Construite originalement en 1691 après la levée du siège des Britanniques, la batterie royale est modifiée à quelques reprises jusqu'à la prise de Québec en 1759. Des bâtiments y sont érigés par William Grant peu après. La construction du marché Finlay entre 1836 et 1840 recouvre complètement la batterie. De 1973 à 1976, dans le cadre du projet de Place-Royale, les fortifications sont exhumées et restaurées.

RÉFÉRENCES

GENÊT, Nicole. La faïence de Place-Royale. Collection Patrimoines, série Dossiers, 45. Sainte-Foy, Québec, Publications du Québec, 1996. 315 p.